Week-ends

Un week-end à Dunkerque, ville portuaire, festive et culturelle

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Si je vous dis « Dunkerque », vous me répondez « Carnaval », mais cette ville portuaire offre bien plus ! Tour à tour flamande, espagnole puis anglaise, elle a connu une histoire mouvementée et a été détruite à 70% durant la Seconde Guerre mondiale ! La ville est à présent vivante, dynamique, accueillante et riche d’autant de patrimoine que d’avenir.

Si vous voulez tout voir, vous devrez passer un long week-end… ou plusieurs week-ends à Dunkerque ! Mais vous pouvez également choisir les activités qui vous plaisent le plus : histoire de la Seconde Guerre mondiale, bateaux anciens, musée d’art moderne, balade sur la plage, randonnée dans les dunes, visite architecturale, promenade en barque… Vous avez le choix !
Dans cet article, je n’ai pas pu tout vous présenter. Dans un second article, je vous parlerai du quartier Excentric et ses maisons Art Déco, de l’aquarium de Dunkerque, du Musérial Fort des dunes, des musées d’art contemporain (FRAC et LAAC), et des endroits moins connus 😉

Si l’on pense facilement aux magnifiques dunes du Dunkerquois qui invitent les visiteurs à la découverte, on connaît moins l’offre culturelle de la cité. Bien sûr, il y a le musée Portuaire et ses deux bateaux. Vous pouvez aussi opter pour un circuit des villas malouines, ces belles dames de style Art Nouveau, voire Art Déco, construites dès 1870.
Mais nous allons commencer par l’histoire proche de Dunkerque, celle de l’Opération Dynamo. 

Le Musée Dunkerque 1940 – Opération Dynamo

Peut-être avez-vous vu l’impressionnant film de Christopher Nolan, « Dunkerque » ? Ou le plus ancien « Week-end à Zuydcoote » avec Jean-Paul Belmondo ? Ces deux films racontent l’incroyable opération qui permit de sauver plusieurs centaines de milliers de soldats coincés dans un étroit périmètre par l’aviation allemande qui les pilonnait et bombardait quotidiennement, au point que Dunkerque et son port furent complètement détruits.

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Le 10 mai 1940, l’Allemagne avait envahi la Hollande, la Belgique, le Luxembourg et la France. Acculées, les armées françaises et britanniques s’étaient repliées sur Dunkerque en vue d’une évacuation vers l’Angleterre par la mer.

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En neuf jours, près de 1400 navires britanniques et français (militaires et civils, y compris des petits bateaux de pêche ou de plaisance) évacuèrent 340.000 hommes dans des conditions à la fois terribles et héroïques.

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Également appelé « Centre historique de Dunkerque », le musée « Opération Dynamo » expose sur près de 1000m2 des armes et du matériel militaire, des cartes des combats, des maquettes, des vidéos, des photographies d’époque, des mannequins en uniformes, des véhicules, des panneaux explicatifs… dans une ancienne casemate du 19e siècle, qui hébergea le quartier Général des Forces françaises et alliées pendant la Bataille de Dunkerque.

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Ce passionnant musée retrace toute l’histoire de l’Opération Dynamo, en mettant en lumière quelques destins de soldats et de civils, sauvés et sauveteurs, notamment par le biais d’objets et de morceaux d’avions retrouvés bien des années plus tard.
On est littéralement plongé dans cette longue et éprouvante semaine !

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INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse : 32, rue des Chantiers de France 59140 Dunkerque
Horaires : Tous les jours de 10h00 à 18h00 du 15 février au 12 novembre.
Tarif : Adulte 8€. Couple 15€. Handicapé, militaire, 12-18 ans, étudiant : 5€. Enfant : gratuit.
Les animaux ne sont pas admis. Accès PMR. Parking gratuit.

À droite du musée se situe un monument commémoratif qui rend hommage à Georges Guynemer, l’un des plus célèbres pilotes d’avion de la Première Guerre mondiale, qui remporta 53 victoires homologuées et décéda au combat en septembre 1917 à Poelkapelle (en Belgique).

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De nombreux mémoriaux et cimetières de la Seconde Guerre mondiale sont disséminés à Dunkerque. Si vous voulez continuer sur le même thème après votre visite du musée de l’Opération Dynamo, vous pouvez aussi vous rendre au Mémorial des Alliés, au bout de la Digue des alliés à Malo-les-Bains.
(le mémorial est situé en face du tout nouvel hôtel Radison Blu : ne ratez pas les délicieuses pâtisseries et le chocolat chaud maison de la pâtisserie Vaucamps, au rez-de-chaussée ;))

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Et, partout dans la ville, des panneaux explicatifs mettent en lumière certains épisodes de l’histoire de Dunkerque à l’endroit où ils se sont déroulés.

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Enfin, rue des Fusillés à Malo-les-Bains, vous trouverez une plaque en marbre rendant hommage aux jeunes résistants locaux tués par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale.

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Vous pouvez aussi rendre hommage aux soldats tombés, en visitant deux cimetières.

Le Cimetière communal ancien, sa nécropole française et son mémorial britannique

Si vous venez en voiture, garez-vous sur le parking situé à côté du crématorium (route de Steendam).

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Non loin de l’entrée, avant la nécropole, vous trouverez un mémorial du Souvenir français pour les marins et les militaires morts au 19e siècle, dont le général Emile Girardot, né à Dunkerque, engagé comme simple soldat à 18 ans et qui grimpa tous les échelons. Il est décédé au Maroc.

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Quelques mètres plus loin, le monument aux morts des victimes du naufrage de l’Adriatic, un trois-mâts britannique échoué durant des semaines près de Mardyck. Le bateau a sombré le 25 février 1879 lors d’une terrible tempête, alors que des ouvriers de Dunkerque tentaient de décharger les marchandises. Les noms des 34 hommes décédés sont gravés sur trois colonnes, dont certains suivis d’une croix : 21 corps ont été retrouvés et inhumés au pied du monument.

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La nécropole de Dunkerque regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors de leur hospitalisation dans les hôpitaux de Dunkerque et ses environs, entre 1914 et 1918. Aujourd’hui, 1863 corps français reposent en tombes individuelles, parmi lesquels 88 sont inconnus.

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Henri Robert, soldat au 153e Régiment d’Infanterie, originaire du Tarn-et-Garonne, est décédé à 35 ans, à l’hôpital situé dans la Caserne Jean Bart de Dunkerque en janvier 1915. Sur sa fiche de décès, il est précisé qu’il est mort de la « fièvre typhoïde », une infection qui se propage par l’eau sale ou les aliments contaminés, et qui ravagea les unités à partir de novembre 1914.

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Pierre Bayer, soldat au 76e régiment d’infanterie territoriale, est décédé au même âge, en novembre 1914, peut-être aussi de la fièvre typhoïde.

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Denis Garie, dit « Laffont », soldat au 152e régiment d’infanterie, est décédé de « maladie contractée au front » dans l’hôpital qui était situé dans l’asile des vieillards de Dunkerque. Originaire de l’Ariège, il avait 34 ans.

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À proximité, dans le cimetière municipal, deux carrés militaires rassemblent 119 soldats belges, 141 soldats de l’ex-Empire britanniques et six travailleurs militaires, dont cinq Égyptiens et un Malgache, décédés dans ces mêmes hôpitaux.

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Sepoy Bije Sing Kindou, originaire de l’Inde, faisait partie du 57e « Wilde’s Rifles », un régiment d’infanterie du Punjab. Il est décédé des suites de ses blessures.
Nafar Sayed Mohamed Helmi était un ouvrier égyptien. Les travailleurs de l’Egyptian Labour Corps ont participé à la construction de chemins de fer, de routes, de quais de débarquement dans les ports, d’oléoducs… Ils furent employés comme dockers et chargés de l’assainissement des installations militaires.

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Les soldats belges ont, pour la plupart, été tués ou blessés durant la bataille de l’Yser, entre les rives de la mer du Nord et Dixmude.
Mais certains, comme Oscar Geldhof, sont morts bien plus tard. Lui est décédé le 21 janvier 1919, à 21 ans, à Rozendael, sur la ligne de chemin de fer Dunkerque-Veurne, avec trois autres soldats belges.

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Le caporal Emile Eeckman est décédé en juillet 1916 à l’hôpital de Rosendael, à l’âge de 20 ans.

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Deux marins britanniques sont décédés le 29 octobre 1914 lorsque le « Falcon », qui effectuait une patrouille anti-sous-marine au large des côtes belges, a subi des tirs d’artillerie lourde. Le navire a été touché par un obus qui a tué 8 marins, dont son commandant. Le sergent Robert Chappell avait 30 ans et William Robinson avait 20 ans.

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Le soldat Frank Abdey, du Canadian Labour Corps, est mort des suites de ses blessures le 1er octobre 1917 à l’âge de 28 ans, comme deux autres soldats de son unité, alors qu’ils tentaient de sortir un avion d’un hangar enflammé par une bombe larguée d’un avion allemand. Ils sont tous les trois décédés à l’hôpital « Reine Alexandra » de Malo-les-Bains.

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Le cimetière britannique, situé à côté de la nécropole française, est aussi accessible via la route de Furnes.

En entrant dans le cimetière par les colonnes du Mémorial britannique de Dunkerque, on peut voir deux sections de tombes de guerre du Commonwealth : l’une de la Première Guerre mondiale (460 tombes) et l’autre de la Seconde Guerre mondiale (793 tombes).

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Le mémorial commémore les 4 500 victimes du corps expéditionnaire britannique mortes pendant la campagne de 1939-40 ou en captivité, dont certains n’ont pas de tombes connues.

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Le mémorial a été inauguré par la reine Elizabeth, reine mère, en juin 1957. Le panneau de verre gravé représente l’évacuation de l’opération Dynamo.

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Le cimetière communal de Dunkerque est parsemé de tombes anciennes, parfois de personnages célèbres. Je vous en parlerai plus en détail dans un second article.

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INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse :
angle de la route de Furnes et route de Steendam, à Dunkerque
Horaires : de 8h30 à 17h

Le cimetière de Malo-les-Bains

Militaires et civils se côtoient dans ce joli cimetière « ancien », à Malo-les-Bains, ville devenue quartier de Dunkerque.

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Le sculpteur Maurice Ringot a créé un grand nombre de monuments aux morts de la Première Guerre mondiale, dans le Nord-Pas-de-Calais et la Normandie.

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Vous trouvez les tombes de personnalités locales, en particulier ceux qui œuvrèrent à promouvoir Malo en tant que station balnéaire.

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Le carré militaire franco-britannique accueille 732 tombes de soldats et marins. Si la plupart des 600 Français sont décédés durant la Grande Guerre, la majorité des victimes britanniques datent de la guerre 1939-1945, dont beaucoup non-identifiées.

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Le caporal Archie Bertram Kaye est décédé entre le 10 mai et le 30 juin 1940, à l’âge de 26 ans, durant la bataille de Dunkerque.

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Au fond du cimetière, un mémorial rappelle les noms des habitants de Malo-les-Bains morts durant la Première Guerre mondiale. Il reste quelques plaques déposées à l’époque par les familles.

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Le carré militaire français a cela d’intéressant que les tombes de la Première Guerre mondiale sont particulièrement variées, car les soldats décédés proviennent des hôpitaux militaires et des « centres de triage » du Dunkerquois.
Ainsi, « Ragasy », originaire de Madagascar, est décédé à Dunkerque en novembre 1916, à l’âge de 19 ans.

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Ali Ben Hamouda Ben Mohamed Ben Naceur, du 8e Tirailleur Tunisien, est décédé à Dunkerque le 31 mai 1916 à l’âge de 28 ans.

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Charles Taffet, du 10e régiment d’artillerie à pied, né à la Réunion, est décédé à l’hôpital de Malo en janvier 1919, à l’âge de 22 ans. Sur son acte de décès est précisé « broncho-pneumonie grippale », sans doute la fameuse « grippe espagnole ».

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Lylue-Thy était l’un de nombreux travailleurs coloniaux d’Asie venus apporter main-d’œuvre et renfort logistique aux forces françaises et britanniques. Peut-être est-il décédé de maladie.

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Jérome Faduilhe, un Vosgien, était « inspecteur de la sureté nationale » au 57e régiment d’artillerie de campagne. Il est décédé de maladie le 21 octobre 1918, à 33 ans, à Malo-les-Bains.

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Quelques soldats « Morts pour la France » durant le second conflit mondial sont aussi enterrés là.
Le sergent Maurice Moenaert, né à Tournai, en Belgique, est décédé à Orbey, en Alsace, en décembre 1944, tué par éclats d’obus. Il avait 27 ans.

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Georges Malnou, originaire de Paris, est, lui, mort à Malo-les-Bains en juin 1940, à l’âge de 29 ans.

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INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse :
rue de Roubaix à Malo-les-Bains / Dunkerque
Horaires : de 8h30 à 17h

L’église Saint-Eloi de Dunkerque

L’église Saint-Éloi, surnommée la « cathédrale des sables », est classée aux monuments historiques depuis 1916. Et cette église est une survivante !

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Elle aurait été érigée par des maîtres d’œuvre originaires de Gant vers 1450, puis brûlée en 1558. Reconstruite à partir de 1560, elle fut agrandie et rehaussée, mais, faute de moyens, les travaux s’interrompirent en 1585. L’ancienne tour, séparée de la nouvelle église, resta isolée… et allait le rester, car l’espace qui séparait l’église inachevée du beffroi fut transformé en passage piétonnier dès 1591. Cette tour est à présent le « beffroi Saint Éloi » (voir plus bas).

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Les travaux d’agrandissements ne reprirent qu’en 1782 et se poursuivirent jusqu’en 1787, avec la construction d’une nouvelle façade, de style classique avec fronton et colonnes. Cette façade, dont la pierre se désagrégea rapidement, fut démolie et reconstruite à partir de 1887 en style néogothique, très à la mode à l’époque.

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Pendant la Première Guerre mondiale, l’église fut fortement endommagée, ce qui nécessita une longue restauration. Malheureusement, l’église fut touchée par des bombes incendiaires en mai et juin 1940, durant la bataille de Dunkerque. Il ne subsista que les murs (dont certains, à l’extérieur, portent encore les marques des mitrailleuses). Après une nouvelle restauration, l’église fut réouverte en 1977, les travaux se poursuivant jusqu’en 1985 !

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Après le portail d’entrée, des panneaux explicatifs vous permettent de découvrir la longue histoire de l’église et de ses nombreuses vies.

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Vous trouverez plusieurs dalles funéraires gravées, posées sur les murs de l’église. Elles rendent (évidemment) hommage à des nobles ou des célébrités locales.
La plaque commémorative de Henri Jacques de Rousse, comte d’Alembon, et de Claude Jean-Baptiste de Rousse, marquis d’Alembon, date du tout début du 19e siècle, alors que la dalle de Jean Aimé Butkens date du début du 17e siècle.

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L’autel de la Pieta a, quant à lui, été réalisé par le sculpteur Louis-René Piron (un sculpteur lorrain auteur de plusieurs monuments aux morts de la Grande Guerre) entre 1932 et 1936.

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La majorité du mobilier antérieur à 1940 ayant été détruit par les bombardements, l’église accueille plusieurs éléments provenant de l’église Saint-Jean-Baptiste, des 18e et 19e siècles.
La chaire à prêcher en chêne, joliment sculptée de figures bibliques et d’ornementations végétales, a été recréée à l’identique, comme celle de 1785 détruite durant la Seconde Guerre mondiale.

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L’impressionnant confessionnal orné de motifs végétaux date de la fin du 18e siècle. Il a servi de modèle pour un nouvel ensemble de confessionnaux réalisé par la maison Buisine de Lille entre 1922 et 1925.

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La très jolie clôture de chœur date du 18e siècle.

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Les vitraux modernes (1979) ont été dessinés par le peintre Arthur Van Hecke, du Groupe de Roubaix. Durant sa jeunesse, il avait participé à la libération de la poche de Dunkerque, aux côtés des troupes britanniques, entre fin 1944 et début 1945.

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L’une des chapelles accueille un meuble qui expose une partie du « trésor » de l’église, dont un buste reliquaire (de Saint-Éloi ?) du début du 19e siècle, ainsi que des calices, ciboires et ex-voto.

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Le maître-autel en marbres polychrome du Boulonnais a été créé vers 1783 et restauré en 1988.

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La particularité de l’église Saint-Eloi ? Elle renferme les restes du corsaire français Jean Bart (redécouverts lors de travaux en 1928), natif de Dunkerque, enfant du pays, grande figure et grande fierté de la ville. Il est célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV. Les couronnes de coquelicots laissées là par des Britanniques célèbrent cependant la mémoire de l’opération Dynamo et le courage de ce marin, plus que ses prises de guerre.
(Si les marins et les bateaux vous passionnent, n’hésitez pas à pousser jusqu’à Gravelines, où des passionnés reconstruisent comme à l’époque « le Jean Bart », un navire de guerre en bois.)

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Un tableau représentant la Cène, attribué à un peintre flamand, était situé au-dessus du maître-autel jusqu’à la démolition de celui-ci en 1783.

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L’église Saint Éloi donne un aperçu à la fois composite et harmonieux de l’héritage et de l’ancienneté de la ville de Dunkerque, au-delà de Jean Bart et de la Seconde Guerre Mondiale.

INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse :
2 Rue Clemenceau, 59140 Dunkerque
Horaires : L’église est ouverte du mardi au samedi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30.
Attention : messes le jeudi à 8h30 et le dimanche de 11h30 à 13h.

Le Beffroi de Saint Eloi

Le beffroi de Saint Éloi mesure 58 mètres et s’amincit graduellement : il mesure 15 mètres de large à la base et 8 mètres au sommet.

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Érigé vers 1440, il servit jusqu’en 1940 de tour de guet et de repère pour les pêcheurs de Dunkerque. Au milieu du 15ᵉ siècle, la tour fut relevée à sa taille actuelle pour en faire le clocher de l’église Saint Éloi… mais en fut finalement séparée.

Cependant, le beffroi abrite toujours le carillon et les cloches de l’église : pas moins de 48 cloches qui carillonnent joyeusement chaque quart d’heure. Le bourdon « Jean Bart » pèse 7 tonnes !

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Le beffroi est aussi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de Beffrois de Belgique et de France. Sa base a été modifiée après la Grande Guerre pour recevoir l’émouvant cénotaphe dédié aux morts, inauguré en 1923.

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Grimpez au sommet du beffroi (rassurez-vous, il y a un ascenseur, il ne faudra monter « que » 65 marches ;)) pour contempler les toits de la ville et scruter la mer du Nord grâce à une très belle vue à 360°.

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Des panneaux explicatifs vous permettront de reconnaître les différents édifices, aux quatre coins du beffroi.

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Ne manquez pas la présence du carillonneur tous les samedis de 16h à 17h !
Le Beffroi se visite toute l’année et héberge l’Office de Tourisme et sa boutique au rez-de-chaussée.

INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse :
rue de l’amiral Ronarc’h 59140 Dunkerque France
Horaires :
du 1er avril au 30 septembre, du lundi au dimanche de 10h à 18h, et du 1er octobre au 31 mars, du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h.
Tarifs :
Adulte : 5 € – Enfant de 7 à 12 ans : 3,5 € – Forfait famille (2 adultes 2 enfants): 14 € –
+ 65 ans, étudiants, personnes en situation de handicap, demandeurs d’emploi : 3,5 € – gratuit pour les enfants de moins de 7 ans.

L’hôtel de ville de Dunkerque

Dunkerque édifia son premier hôtel de ville en 1233, mais il fut détruit par des incendies et reconstruit à deux reprises. L’actuel édifice, superbe, fut conçu par le célèbre architecte lillois Louis-Marie Cordonnier dans le but d’agrandir l’hôtel de ville existant. Il fut inauguré en 1901 en présence du Tsar Nicolas II et de son épouse… et gravement endommagé durant la guerre 1939-1945.

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Il fut reconstruit à la libération dans le même style Renaissance Flamande, de 1948 à 1957, par l’architecte Louis-Stanislas Cordonnier, fils de Louis-Marie.

Son beffroi de briques rouges et de pierres, lui aussi classé à l’UNESCO, s’élève à 75 mètres de hauteur. Le style régionaliste flamand est souligné d’éléments pittoresques : corniches, balustrades, lucarnes, soubassement et encadrements.

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Six statues de personnages ayant marqué l’existence de la ville ornent la façade, dont Robert de Cassel, Seigneur de Dunkerque au 13e siècle et Jean-Marie Emmery, maire de Dunkerque et colonel de la garde nationale qui défendit la ville lors du siège de 1793.

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Son portail est dominé par la majestueuse statue équestre de Louis XIV, œuvre du célèbre sculpteur lillois Edgard Boutry, en souvenir de la conquête de la ville de Dunkerque, devenue française en 1662.

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N’hésitez pas à jeter un œil à l’intérieur, pour l’escalier d’honneur qui mène au magnifique vitrail « Réception faite à Jean Bart par les autorités de Dunkerque après la victoire du Texel« , réalisé par le peintre verrier Félix Gaudin en 1899.

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La plaque, à la droite de l’entrée, offerte par l’association « Dunkirk Vétérans », salut la mémoire des hommes qui ont donné leur vie lors de l’Opération Dynamo de mai-juin 1940.

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Lors du carnaval, c’est du haut des balcons que le maire lance chaque année, assisté de quelques concitoyens, des harengs fumés sur la foule en délire 😉

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Le Musée portuaire de Dunkerque

La ville de Dunkerque s’étant, depuis toujours, développée autour de son grand port maritime, il est normal que la ville se soit dotée d’un musée présentant son histoire et ses mutations.

Situé au cœur d’un ancien entrepôt de tabac datant de 1868, le musée portuaire de Dunkerque est un site exceptionnel : 1 600 m2 d’expositions, 4 siècles d’histoire, 500 œuvres (maquettes, vidéos, tableaux…) et 2 bâtiments amarrés en face : le trois-mâts Duchesse Anne et le bateau-feu Sandettié.

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La visite commence au rez-de-chaussée, avec l’évocation la naissance de Dunkerque, un petit hameau de pêcheurs, jusqu’aux exploits de Jean Bart, ainsi que l’époque prospère de la pêche d’Islande.

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Des panneaux (à différents niveaux de lecture, plus ou moins détaillés), photos et vidéos vous permettent de bien comprendre l’évolution du port et de la ville de Dunkerque.

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Les très belles maquettes sont nombreuses dans le musée, mettant en valeur les différents navires qui ont été construits à Dunkerque ou ont été utilisés par des marins célèbres.

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Les enfants n’ont pas été oubliés : des objets à manipuler, des livres adaptés à leur âge et des jeux les attendent dans chaque pièce, ainsi que des ateliers et des animations.

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De l’Islande au Cap Horn, de l’Afrique à l’Asie, les Dunkerquois se sont aventurés sur toutes les mers du globe, parfois dans de simples bateaux en bois, témoins de leur courage.

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Lorsque Dunkerque a été rattaché au royaume de France, le port a été fortifié par Vauban. Il a été rasé par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, mais reconstruit et agrandi. C’est à présent le troisième port de France, des tonnes de marchandises y transitent chaque jour.

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Si le rez-de-chaussée est consacré à l’essor du port, le premier étage vous permet de rencontrer les marins et toute la population dunkerquoise dont la vie était étroitement liée au port.

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Vous comprendrez l’évolution des différents corps de métiers ainsi que celle des navires au cours des siècles.

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Des surprenants dioramas et tableaux-panoramas (décors en 3 dimensions) mettent en valeur les différents métiers du port.

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Le dernier étage présente (de manière un peu « publicitaire », mais colorée et interactive) le passé et – surtout – l’avenir du port de Dunkerque, son essor commercial et industriel.

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Le très beau musée portuaire de Dunkerque gagne à être connu. Pédagogique et instructif, il propose un parcours à la fois intelligent et ludique pour découvrir le patrimoine de la ville et la vie des marins.

INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse : 9 quai de la citadelle à Dunkerque
Horaires : tous les jours sauf le mardi, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Fermé le 1er janvier, le lundi qui précède le mardi gras (Carnaval de la Citadelle), le 1er mai et le 25 décembre.
Tarifs : musée seul : adulte : 9€, tarif réduit : 7,50€, moins de 7 ans : gratuit.
Visite du musée, expo temporaire et des deux bateaux : 15€, tarif réduit : 13€

Vous pouvez vous contenter de visiter le musée, mais il sera dommage de ne pas monter sur les bateaux. Amarrés au quai de la Citadelle, le trois-mâts Duchesse Anne, plus grand voilier visitable de France, et le bateau-feu Sandettié, tous deux classés au titre des monuments historiques, vous invitent à prolonger l’aventure. 

Le Duchesse Anne

Autant la visite du « Sandettié » peut se faire en toute autonomie, autant je vous recommande grandement de visiter le « Duchesse Anne » avec un guide. Le bateau est magnifique, mais un peu vide, et les panneaux explicatifs sont rares. La ou le guide (très sympathique) vous permettra de mieux comprendre l’histoire mouvementée de ce bateau, comment on y vivait, à quoi sert tel objet ou telle partie du bateau, combien de temps a duré la restauration, etc.

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photo de Velvet issue de wikipedia

Le « Duchesse Anne » est le plus grand voilier, et le dernier trois-mâts carré, conservé en France. Lancé en 1901, il fut un navire-école de la marine marchande allemande et passa sous pavillon français en 1946 comme dédommagement de guerre. Il aurait dû être démoli, mais grâce à une association de passionnés, il a été sauvé dans les années 1970, puis restauré à son état d’origine.

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Le voilier porta d’abord le nom de Grossherzogin Elisabeth (Grande Duchesse Elisabeth) en l’honneur de sa marraine, la grande-duchesse d’Oldenbourg, puis fut rebaptisé « Duchesse Anne » en l’honneur d’Anne de Bretagne. La cloche de quart, cependant, porte toujours les armes de la duchesse d’Oldenbourg et, de l’autre côté, la date de son lancement.

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L’entrepont servait de salle de classe, de réfectoire et de dortoir.

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Il est également possible de visiter les chambres des officiers et celle du commandant, bien plus confortable que les hamacs des élèves marins…

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À partir des années 1980 et jusqu’en 1998, l’association « Les Amis de la Duchesse Anne » et la ville de Dunkerque ont fait un travail phénoménal pour remettre en état ce magnifique voilier et tous ses éléments.

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Le Sandettié

Mis à l’eau en février 1948, le « bateau-feu 6 » fut d’abord appelé Dyck, puis Sandettié en 1978, du nom des bancs de sable en eau peu profonde qu’il était chargé de signaler. Le Sandettié, sixième du nom, est le dernier bateau-feu français à avoir été mis en service. Il fut désaffecté en juin 1989 lors de son rachat par la ville de Dunkerque.

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photo d’Alain.Darles issue de wikipedia

Le phare portait à 25 milles nautiques (46 km) et son feu équipé d’une lentille de Fresnel était parfaitement identifiable (éclat blanc toutes les cinq secondes).

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L’équipage de ce petit bateau se composait de 8 hommes, qui devaient conserver le bateau et son système d’éclairage en bon état de fonctionnement, effectuer et transmettre des relevés météorologiques ou encore assurer la surveillance des navires qui passaient à proximité.

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Les tâches routinières de maintenance et de surveillance étaient entrecoupées par les repas et les parties de pêche ou de cartes…

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Vous pouvez demander au musée un audioguide individuel qui vous permettra de visiter le bateau grâce au témoignage du dernier capitaine du Sandettié, qui fait revivre la vie telle qu’elle se déroulait à bord, avec ses anecdotes, ses joies et ses difficultés.

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C’est l’un des quatre bateaux-feux encore visibles en France et le seul à pouvoir être visité : ne ratez pas l’occasion !

INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse :
9, quai de la Citadelle 59140 Dunkerque
Horaires :
selon la période de l’année, vérifiez sur le site du musée portuaire, mais durant les vacances scolaires et l’été : tous les jours de 14h à 17h. Fermé le 1er janvier, le lundi qui précède le mardi gras (Carnaval de la Citadelle), le 1er mai et le 25 décembre.
Tarifs : adulte 9€, tarif réduit 7,50€

Le quartier de la Citadelle

Après votre visite du musée portuaire, faites le tour du bassin de commerce, qui vous propose une jolie balade dès que le soleil pointe ses rayons (c’est-à-dire souvent ;)).

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Deux randonnées passent par le bassin du commerce. Le « circuit Jean Bart » (6km – 2 heures) vous entraîne sur les traces visibles ou disparues de l’illustre corsaire et chef d’escadre Jean Bart. La balade « Dunkerque à bon Port » (6,6km – 2 heures) permet d’appréhender l’activité maritime du port de Dunkerque.

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La tour du Leughenaer se dresse sur la place du Minck. C’est à côté de cette place que, dans les aubettes des pêcheurs, la foule se presse tôt le matin pour acheter sole, cabillaud, turbot, tacaud, seiche, roussette, bar, carrelet, merlan ou harengs fumés. Vous pourrez aussi vous procurer de la crevette pêchée au chalut et des moules de cordes de Dunkerque !

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La tour du Leughenaer est une tour octogonale de 30 mètres de haut, érigée vers 1450. C’est le monument le plus ancien de la ville. Rehaussée en 1814 pour y installer une lanterne de phare, elle a conservé une grande partie de ses dispositifs techniques du 19e siècle.

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La place Jean Bart

Située juste à côté de l’église et du beffroi, la statue de l’illustre corsaire se dresse depuis 1845 sur l’ancienne place Royale, rebaptisée place Jean-Bart.

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Chaque année, au moment du carnaval, les Dunkerquois chantent à genou devant sa statue la cantate à Jean Bart. Plus de 27 navires, en moins de deux siècles, ont porté le nom de Jean Bart.

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Et pour être honnête, je vous en parle aussi, car c’est sur cette place que se situe depuis 2020 la pâtisserie / salon de thé Vaucamps, qui fait de délicieux gâteaux et viennoiseries 😉
Pour la petite histoire, c’est la nièce de Frédéric Vaucamps (qui a créé les boutiques « Aux Merveilleux de Fred » à Lille) qui gère cette boutique.

La chapelle Notre-Dame des dunes à Dunkerque

Contrairement à son nom, cette magnifique chapelle ne se situe pas dans les dunes, mais bien à Dunkerque.

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La légende raconte qu’en 1403, on trouva enfouie à cet emplacement une vierge à l’enfant, lors de la construction des premiers remparts de Dunkerque. Une chapelle fut construite en l’honneur de cette statue en bois, mais elle explosa en 1793 lorsqu’elle fut transformée en atelier de munitions. Elle fut reconstruite en 1815, puis devint un lieu de culte et de dévotion pour les gens de mer.

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De nombreux marins la considèrent comme leur mère protectrice : vous remarquerez les maquettes de bateaux et autres ex-voto offerts par les marins.

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Les vitraux retraçant son histoire furent réalisés en 1953 d’après des dessins de l’Abbé Pruvost.

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INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse :
Rue du Leughenaer 59240 Dunkerque
Horaires :
du mardi au dimanche de 14h à 17h

La digue de Malo-les-Bains et ses villas

Malo-les-Bains est une ancienne commune qui a fusionné avec Dunkerque en 1970, dont elle constitue aujourd’hui l’un des quartiers, communément appelé « Malo ».
À la fin du 19e siècle, séduit par les attraits de la côte, le monde littéraire et artistique se fit construire de nombreux chalets par des architectes prestigieux. Malo-les-Bains devint la station balnéaire de Dunkerque, à la fois lieu de villégiature et lieu de détente. La digue s’étendit et pas moins de 2700 villas furent créées entre 1890 et 1920.

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L’office du tourisme propose un circuit découverte des villas malouines qui fait le tour du quartier et remonte jusqu’à la digue (et propose aussi des visites guidées).

Les jolies maisons sont si nombreuses dans ce quartier que je ne savais plus où donner de la tête ! Art nouveau, Art déco et style balnéaire se côtoient dans une belle harmonie. Nombre de ces villas sont classées aux monuments historiques.

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Si, durant l’opération Dynamo, la plage de Malo fut l’une des plages de l’embarquement (on retrouve plusieurs épaves le long de la plage, à marée basse), la ville ne souffrit que peu des bombardements allemands.

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Rue du Maréchal Foch, les villas mélangent des styles et jeux d’arrondis, les balcons rythment la ligne de rue par un relief étonnant. L’Art Nouveau est présent par le jeu des courbures et par les représentations de feuilles qui parcourent les façades.

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À l’ère de l’éclectisme, de nombreuses villas furent construites selon les envies de leurs propriétaires. La construction balnéaire a permis l’expression de différents styles : villas néo-gothiques, chalets suisses, palais corinthiens, pagodes chinoises, chaumières normandes ou encore villas orientales…

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Au 51 rue Gustave Lemaire, la superbe demeure du sculpteur Maurice Ringot a été inaugurée en 1910. Inspirée par l’Art Nouveau, elle appartient davantage à la sculpture qu’à l’architecture. Très habilement ciselée, la façade est modelée de ciment simili-pierre. À droite, on distingue un hibou, symbole de la nuit, un visage de femme endormie ou des fleurs fermées. À gauche, le jour est représenté par un coq, un visage de femme éveillé et des fleurs écloses…

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Le monument aux morts de la guerre 1914-1918, situé place Delta et inauguré en 1935, est original. Alors que la plupart de ces monuments représentent un soldat victorieux ou montant la garde, celui-ci montre quatre soldats blessés qui rentrent du front. Elle a été réalisée par Edmond Delphaut, un sculpteur local et ancien combattant.

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Perpendiculaire à la plage, la villa Faidherbe a été conçue par l’architecte Gustave Goris entre 1897 et 1901. Mais dès le départ, la construction avait pour but la rentabilité immobilière : c’est une grande villa dotée de plusieurs appartements.

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La très jolie villa Cavalli est située au coin de la place Turenne et de la rue de Bapaume.

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Le kiosque à musique se dresse presque en face, sur la place Turenne. Construit au 19e siècle, il a été entièrement modifié en 1957 par l’architecte de la ville André Neuville (qui a également réalisé l’emblématique poste de secours).

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Quelques maisons Art déco au style bien géométrique ont vu leur façade peinte de différentes nuances de bleu par leurs propriétaires respectifs.

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Sur la digue de Malo-les-Bains, les jolies villas font face à la mer et rivalisent d’élégance, chacune présentant des éléments Art Nouveau ou Art Déco.

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La « maison Quo Vadis » a été construite par l’architecte lillois Jules Potier entre 1894 et 1905. Installé à Malo-les-Bains, il fut l’un des architectes majeurs de cette station balnéaire au début du 20e siècle. Cette maison est caractéristique de l’architecture balnéaire de l’époque, la façade comporte un oriel en menuiserie travaillée dans le style Art Nouveau.

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Et puisque vous êtes sur la digue, terminez cette découverte de Dunkerque par une promenade au bord de la mer, voire les pieds dans le sable. La digue de Malo est l’une des plus agréables de la Côte.
La plupart des restaurants de la digue proposent des moules frites, les cafés et les vendeurs de glace sont nombreux. De quoi passer un bon moment !

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Vous pouvez aussi lire le deuxième article sur Dunkerque, consacré au quartier Excentric, aux musées d’art moderne, à la digue de mer, au cimetière et à l’aquarium.
Si vous aimez l’histoire ou les promenades nature, vous pouvez aussi visiter le Muséal du fort des dunes de Leffrincoucke ou vous promener dans la dune Dewulf.

J’espère que cet article vous aura donné des idées sur les choses à faire, quoi voir et quoi visiter à Dunkerque pour une journée ou un week-end.

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