Belgique, Week-ends

Un week-end à Tournai, la belle ville aux cinq clochers

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À seulement 30 minutes de Lille, Tournai est l’une des plus anciennes villes de Belgique… et l’une des plus attachantes. Trop souvent oubliée au profit de Bruges ou Gand, elle mérite pourtant largement le détour. Entre patrimoine classé à l’UNESCO, ruelles paisibles, musées surprenants et ambiance fluviale, Tournai est la destination idéale pour un week-end dépaysant sans quitter la région.

Ce premier article ne présente pas Tournai dans sa totalité, un second va suivre bientôt…

Ville d’art et d’histoire, Tournai est l’une des cités les plus anciennes de Belgique. Elle possède parmi ses trésors deux bâtiments inscrits à l’UNESCO : le plus ancien beffroi de Belgique et une immense Cathédrale à 5 clochers. Mais ce ne sont que les deux diamants d’une couronne couverte de perles 😉 Traversée par l’Escaut, Tournai, avec ses 2000 ans d’histoire, va vous surprendre…

Si vous venez en voiture, je vous conseille de vous garer sur le grand parking de l’Esplanade de l’Europe, situé à 5 minutes à pied de la Grand-Place. Car la meilleure façon de découvrir Tournai, c’est à pied.

Le circuit du cœur historique, disponible sur le plan du centre-ville, vous permet de découvrir la ville, son patrimoine et de son histoire. Cette promenade balisée de totems, statues et lutrins, mélange photos, gravures anciennes et textes avec anecdotes. Elle vous emmènera vers les points cruciaux de la cité : le Beffroi, la Grand-Place, la Tour Saint-Georges, le Fort Rouge, la Cathédrale, l’Escaut ou encore la place Saint-Pierre.

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Vous trouverez des panneaux informatifs un peu partout dans la ville, selon que vous suiviez le circuit du cœur historique, le circuit Tournai insolite ou le circuit Art Textile, voire l’une des chasses au trésor Totemus de Tournai.

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Les rues piétonnes du centre-ville regorgent de bâtiments anciens, de façades colorées et de petites places animées. L’atmosphère y est douce, presque hors du temps. Commençons notre visite…

La cathédrale de Tournai

La cathédrale, imposante construction d’art roman et d’architecture gothique, est célèbre pour ses cinq tours ainsi que pour son trésor.

Avec ses 134 mètres de long, ses cinq clochers et le gris sombre de sa maçonnerie, Notre-Dame de Tournai est un des plus beaux édifices de Belgique. Seule cathédrale du pays, elle est classée depuis l’an 2000 au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Reconstruite trois fois, vidée par les révoltes, démolie par les guerres, la cathédrale de Tournai a vécu 1000 vies, mais elle est toujours debout, belle, fière… et originale.

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L’entrée est précédée d’un porche gothique du 14e siècle orné de sculptures de diverses époques, parmi lesquelles on distingue des figures de prophètes et une sculpture de la Vierge, patronne de la cathédrale.

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La nef et le transept, construits au 12e siècle, sont de style roman. Le chœur, achevé en 1254, est de style gothique. Cette alliance de styles lui confère une originalité indéniable et ses cinq tours qui dominent la ville en font un bâtiment unique en son genre.

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La rosace du 19e siècle, de 7m de diamètre, a été conçue à l’origine par l’architecte lillois, Charles César Benvignat (qui a – entre autres – participé à la restauration de la Vieille Bourse de Lille), puis modifiée par Justin Bruyenne, célèbre architecte tournaisien (qui a construit de nombreux édifices dans un style néo-roman à Tournai). Les magnifiques vitraux qui composent cette rosace sont l’œuvre de Jean-Baptiste Capronnier, le peintre maître-verrier le plus important de la Belgique au 19e siècle.
La rosace représente au centre la Vierge, portant son Fils sur les genoux, entre les symboles de l’Alpha et de l’Omega ; entourée de chérubins ; eux-mêmes entourés des douze signes du zodiaque et des symboles des quatre saisons ; eux-mêmes entourés des prophètes ayant annoncé l’arrivée du Messie.

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En août 1566, la cathédrale a été mise à sac par les iconoclastes, qui ont détruit la plus grande partie de son décor médiéval. Et la Révolution française s’en est prise à tout le mobilier intérieur, qui a heureusement été reconstitué ou recréé au 19e siècle (Tournai était alors française).

L’intérieur de la cathédrale, toujours en travaux, hésite entre vide et désordre, de nombreuses parties de l’édifice sont temporairement inaccessibles… mais n’hésitez pas à lever les yeux et vous glisser dans les recoins : il y a des trésors à découvrir !

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En savoir plus sur la cathédrale de Tournai.

INFORMATIONS PRATIQUES

Adresse : Place de l’Évêché 7500 Tournai
Horaires : du lundi au dimanche de 9h à 18h. Les visites ne sont pas permises pendant les offices : entre 11h et 12h en semaine et entre 10h et 11h le week-end.
Tarif : gratuit.

Horaires du Trésor de la Cathédrale  : de 12h30 à 18h (dernière entrée à 17h30).
Tarifs : 2,50 € par personne, 3 € par famille.

Sur le côté de la cathédrale, derrière le beffroi, vous pouvez admirer un très joli bas-relief dédié au chanoine Pierre-Joseph Warichez, décédé en 1935, archiviste de la cathédrale et l’évêché de Tournai.

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Le beffroi

Le Beffroi de Tournai, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est le plus ancien de Belgique. Construit en pierre bleue au 12ᵉ siècle, il a récemment bénéficié d’une rénovation partielle après avoir montré des signes d’humidité en 2020.
Du haut de ses 72 mètres, il domine fièrement la Grand-Place. Autrefois tour de guet, prison et clocher, il jouait un rôle essentiel pour la ville en annonçant procès, incendies ou invasions grâce à ses cloches. Aujourd’hui, le Beffroi reste un symbole vivant de Tournai. Son carillon rythme encore la vie quotidienne des habitants.

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Montez l’étroit escalier en colimaçon (médiéval, mais renforcé) qui vous transportera à une autre époque.

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Première halte : découvrez la salle didactique où des panneaux informatifs vous révèlent l’histoire du Beffroi de Tournai et ses rôles à travers le temps.

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Quelques marches plus haut, entrez dans les anciens cachots avec leurs épaisses portes en bois.

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Après avoir grimpé les 142 marches (ouf !), la première terrasse vous offre un panorama remarquable de la ville et de ses alentours !

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Grimpez encore quelques marches pour accéder à la Bancloque, la plus ancienne (1393) et la plus grosse (5 tonnes) cloche du beffroi.

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Aujourd’hui, le carillon se compose de 55 cloches.

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Les dimanches d’avril à octobre, à 15h30, la Grand-Place de Tournai s’active au son du carillon.

  • Le beffroi n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.
  • Les animaux ne sont pas acceptés.

L’architecture de Tournai

Nous avons découvert la cathédrale et le beffroi, bâtiments tous les deux très anciens. Mais Tournai possède aussi des exemples d’architecture bien plus moderne ! Si vous suivez ce site depuis un moment, vous connaissez mon amour pour l’Art Nouveau et l’Art Déco. Et à Tournai, vous trouvez quelques petits bijoux de maisons créées dans ce style.

Comme l’explique un article de l’office du tourisme de Tournai, « Bon nombre de maisons « Art nouveau » tournaisiennes sont construites entre 1900 et 1913. Les constructions les plus abouties ont été dessinées par les architectes Gustave Strauven, ancien élève de Victor Horta, et Georges De Porre, professeur à l’Académie des Beaux-Arts.
C’est à peu près dans les mêmes quartiers qu’on trouve les maisons Art déco. Geo Bariseau et Henry Lacoste, architectes importants du 20e siècle, ont laissé de belles maisons-témoins de ce style. »

À Tournai, l’Art nouveau se décline surtout dans un style floral et délicat, inspiré par les grands maîtres bruxellois. Un parcours tout en arabesques, fleurs stylisées et élégance architecturale à ne pas manquer lors de votre balade tournaisienne ! La plupart des immeubles construits dans le style Art nouveau se situent dans le quartier de la gare, sur les boulevards courant le long de la voie ferrée ou sur les artères et places voisines, plus paisibles et arborées. Découvrez-les au travers du dépliant « Art nouveau à Tournai : la Belle Époque » !

La place Victor Carbonnelle accueille quelques très jolies maisons de style Art nouveau possédant des décors en « sgraffite » (une technique de grattage d’un enduit coloré pour créer un dessin). Au numéro 5, par exemple, se dresse une magnifique maison construite en 1903 pour un bijoutier allemand par l’architecte Georges De Porre. Elle attire l’attention par ses menuiseries peintes en jaune et sa fenêtre ronde au rez-de-chaussée. Un beau sgraffite orne l’imposte à l’étage : il représente une ruche entourée d’abeilles et de fleurs, dans les tons rouges et or.

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Très joli décor en céramique sur la façade du 10, place Victor Carbonnelle.

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L’avenue Van Custem accueille quelques très jolies maisons bourgeoises.

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Détail d’un sgraffite au 19 avenue Van Cutsem.

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En haut : Boulevard des déportés, derrière la gare, la maison Strauven.
En bas : Très jolis motifs floraux et végétaux, avenue des frères Haghe.

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Avenue des combattants, de très beaux sgraffites.

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Le Boulevard du Roi Albert offre deux visages : d’un côté, de belles demeures classiques, sans grandes folies architecturales construites au début du 20ᵉ siècle. De l’autre, des constructions datant des années 1930 à 1950. Résultat ? Un joyeux mélange de styles Art déco et moderniste, qui donne au boulevard son charme un peu hétéroclite.

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Nombre d’édifices sont aussi de style Moderniste, qui a fait son apparition après l’Art déco. L’ornement est banni, les volumes sont sobres et les lignes pures, car ce courant se veut fonctionnel, mais la couleur est présente. Brique, horizontalité élargissant visuellement l’édifice, baies en hublot…

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Au 128 boulevard du Roi Albert, la maison de Victor Facon, peintre et graphiste tournaisien, présente de magnifiques décors en « sgraffite » très figuratifs qui ont été créés par Facon lui-même.
À l’étage, six Égyptiennes tiennent en main un miroir ovale pour « regarder vers le passé ». Sur le disque du soleil, on peut lire phôs (phi, oméga, sigma), c’est-à-dire la lumière. Sous la fenêtre de l’oriel, un hibou symbolise l’incrédulité, et sur les côtés, deux personnages représentent les auteurs de l’œuvre, un peintre et un architecte, vêtus de costumes médiévaux. Près du soupirail, deux sgraffites représentant des fleurs stylisées et les outils du peintre-sgraffiteur.

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Boulevard du Roi Albert, l’architecte Geo Bariseau a créé une maison à la façade couverte d’un jeu de briques en damier, des hublots et des vitraux géométriques Art déco.

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Les façades modernistes s’articulent en un jeu de volumes et de surfaces avec des motifs géométriques soulignés, raison pour laquelle on parle souvent de cette architecture comme « cubiste ». Avenue du Roi Albert, l’architecte Geo Bariseau, a aussi créé des maisons de style moderniste, avec des formes géométriques marquées.

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Au coin du boulevard du Roi Albert et de l’avenue du 3e Chasseurs à pied, l’architecte Georges Bariseau a créé une large maison très originale.

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Habitation art déco, très élancée, rue Général Ruquoy, par l’architecte Charles Henri Schelstraete.

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L’office du tourisme de Tournai organise de passionnantes visites guidées « Art nouveau vs Art déco » (deux heures) les 1er dimanches du mois, de mai à septembre. Réservation obligatoire.

Autour de la Grand-Place

Dès que le soleil pointe le bout de son nez, la Grand-Place de Tournai se remplit, car le cœur de la Ville bat dans les terrasses bondées des restaurants. Prévoyez-y une halte, que ce soit pour admirer les bâtiments ou vous poser autour d’une table…

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L’originalité de cette Grand-Place ? Elle possède une forme triangulaire, qu’elle doit à la convergence de plusieurs voies antiques. L’endroit a servi de cimetière jusqu’au 4e siècle avant de devenir une place de marché, centre de vie communale.

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Le centre de la Grand-Place est occupé par une statue de bronze (réalisée en 1863) représentant Christine de Lalaing, princesse d’Epinoy, épouse du gouverneur de Tournai lors du siège de la ville en 1581 par les Pays-Bas espagnols. Au 19e siècle, on lui attribuait un rôle important dans la défense de la ville, ce qui explique l’érection de cette statue où on la voit en armure, une hache à la main.

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La Grand-Place est entourée d’habitations à l’architecture flamande qui forment un ensemble harmonieux. Mais elles ne sont en réalité pas très anciennes. Les 16 et 17 mai 1940, les bombardements allemands ont détruit toutes les maisons de la Grand-Place, ne laissant debout que quelques façades (comme à Arras). Après la guerre, les Tournaisiens ont reconstruit leur Grand-Place en s’inspirant des styles précédents et de photographies anciennes, pour garder au cœur de la ville son caractère.

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C’est au cœur de la Grand-Place que les marchands de tissus s’installaient autrefois, d’où son nom : la Halle-aux-Draps.
Au 12ᵉ siècle, sur ordre de l’évêque Walter de Marvis, une première halle en bois voit le jour… mais après quelques péripéties et une grosse tempête en 1606, elle est reconstruite en pierre !

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Le nouveau bâtiment, imaginé par le peintre Jacques Van den Steen et bâti par le maître-maçon local, mélange les styles avec panache : gothique au rez-de-chaussée, renaissance au premier étage, et même quelques touches baroques dans les lucarnes. À l’intérieur, une charmante cour à galeries, inspirée des cours italiennes, a été ajoutée en 1616 par Gérard Spelbault.

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Mais la Halle n’a pas été épargnée : effondrement en 1881 (reconstruite à l’identique), incendies pendant la Seconde Guerre mondiale (elle a été restaurée) et une dernière remise en beauté en 1998.
Aujourd’hui, la belle Halle-aux-Draps accueille expositions, évènements et manifestations.

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Autour de la Grand-Place, derrière le beffroi et la cathédrale, vous croiserez un ensemble en bronze, Les aveugles, créé en 1908 par Guillaume Charlier. Il représente quatre aveugles guidés par un enfant, une scène inspirée à l’auteur par un voyage au Maroc où il avait croisé des mendiants.

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Sur le côté de la cathédrale, au 13 rue des Orfèvres, vous pouvez admirer la très jolie façade d’une maison du 18e siècle portant le blason de la ville.

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En vous promenant dans les rues autour de la Grand-Place, faites attention aux plaques d’égout situées devant les maisons : en demi-cercle, elles sont toutes différentes et joliment décorées.

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L’église Saint-Quentin

L’origine de l’église Saint-Quentin est sans doute liée au cimetière gallo-romain qui s’étendait sur la Grand-Place.

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Construite vers 1200, l’église n’a pas été épargnée par l’histoire : gravement endommagée en 1940 lors des bombardements, elle a, comme tous les bâtiments de la Grand-Place, été reconstruite.
Son architecture est un mélange de styles : roman et gothique se côtoient dans le transept et le chœur, tandis que la tour centrale du 13ᵉ siècle impressionne par son élégance intérieure, ornée d’un double triforium.

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En 1464, le riche tisserand Pasquier Grenier a offert à l’église une allée et trois chapelles supplémentaires. La décoration de cette chapelle funéraire est due à Pasquier-Grenier qui a financé cet ouvrage pour son épouse, Marguerite de Lannoy, sa famille et lui-même, où il repose depuis 1493.

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Ne manquez pas les deux chapelles circulaires, dont l’une abrite le tombeau de Jacques Castaigne (1327), et les statues de l’Annonciation : la Vierge et l’Archange Gabriel en pierre blanche d’Avesnes, sculptés en 1428 par le tournaisien Jean Delemer puis peint par le célèbre Robert Campin.

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Un grand orgue de 36 jeux datant de 1986, créé par Georges Delmotte, est installé dans le transept droit. À la base a été incrusté un bas-relief, le tableau votif (monument funéraire) de Jean de Bury et Jeanne Sauvage, datant de 1434.

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Des visages d’anges ont été sculptés sur les stalles entre 1691 et 1710.

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Le chœur est fermé d’une balustrade de marbre qui date du 17e siècle. 

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Le Maître-autel de style baroque, en marbre, date de 1629.

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La statue en bois sculpté représente sainte Marguerite d’Antioche.

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De nombreuses plaques funéraires sont intégrées dans les murs des chapelles, notamment celles de Guillaume-Ignace Stephany et Marie Thérèse Delemotte (1715) et celle de Jacques-Joseph Presin et Jeanne Beaulin (1761).

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L’église Saint-Quentin accueille quatre panneaux sculptés, des bas-reliefs illustrant la vie de sainte Marie-Madeleine, datant de la fin du 16e siècle.

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A priori exécutée vers 1685 par l’orfèvre tournaisien Hermès Volcart, une « Notre Dame de la Treille » est constituée d’un assemblage de feuilles d’argent pliées et travaillées au repoussé, clouées sur deux blocs de bois superposés. Le nom de « Notre Dame de la Treille » lui vient du treillis qui entoure la statue, image d’un enclos où l’on peut trouver refuge.

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Le cimetière du Nord

Croyez-le ou non, mais 33 cimetières sont répartis sur l’ensemble du territoire de la commune de Tournai ! Dans cet article, je vais uniquement vous parler du cimetière du Nord, situé non loin de la gare. Si ce petit cimetière a été ouvert en novembre 1784, les tombes les plus anciennes encore existantes datent de 1840.

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Vous y trouverez de nombreux monuments funéraires sculptés.

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Le cimetière accueille plusieurs tombes de familles nobles qui portent leurs armoiries.

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Sur la sépulture de la famille Rose-Boucher, le monument est entouré de crânes sculptés, symbole de la mort, mais aussi de l’élément du corps le plus proche du ciel.

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Tournai fut l’une des villes les plus détruites de Belgique après les bombardements allemands de mai 1940. Entre le 16 et le 23 mai 1940, la ville fut bombardée presque quotidiennement. Le bilan humain a été lourd, car près de 150 habitants ont perdu la vie.

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De nombreuses tombent sont ornées de pleureuses, de visages du Christ ou de la Vierge.

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Plusieurs tombes ont été inspirées par le style Art déco, que ce soit dans la forme, dans la police d’écriture ou les motifs floraux.

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Tournai est aussi une ville de culture. Le Musée des Beaux-Arts est une pépite architecturale Art nouveau qui abrite des œuvres de Manet, Ensor, Monet ou Van Gogh. Les amateurs de science et de nature apprécieront quant à eux le Musée d’Histoire naturelle.

L’hôtel de ville de Tournai

Au cœur d’un joli parc, l’Hôtel de Ville de Tournai cache bien son passé : il occupe en fait l’ancien palais abbatial de l’abbaye bénédictine Saint-Martin, fondée au 11ᵉ siècle.

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Reconstruit en 1763, ce palais servait autrefois de résidence à l’abbé. Après la suppression de l’abbaye en 1797, il est devenu en 1809 le nouveau siège de l’administration communale.

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Les façades néoclassiques ont résisté aux flammes de 1940, mais l’intérieur a dû être restauré. Petit trésor à découvrir, à l’intérieur : la crypte romane, imposante et magnifiquement restaurée, qui accueille une collection de délicates porcelaines anciennes.

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Dans le joli square Bonduelle qui borde l’hôtel de ville (sur la gauche) se dresse un impressionnant monument à Louis Gallait, célèbre peintre tournaisien qui a réalisé des œuvres mettant en scène des épisodes de « l’histoire nationale belge ».

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Le monument comporte une statue en pied du peintre et trois bas-reliefs représentant des scènes de sa vie. Le socle en pierre bleue est conçu par l’architecte Victor Horta et la statue a été créée par Guillaume Charlier en 1891.

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Le musée d’histoire naturelle

Le premier muséum d’histoire naturelle de Belgique a ouvert ses portes en 1829. Dix ans plus tard, il s’est installé dans son lieu actuel, l’ancienne brasserie de l’abbaye Saint-Martin. En 1959, Paul Simon, le nouveau conservateur du musée, a relancé le musée en rénovant les vitrines de la galerie principale et en introduisant treize dioramas dans la salle carrée.

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Lors de son grand lifting en 2001, le musée a gardé son âme : un cabinet des curiosités digne du 19ᵉ siècle et une galerie d’animaux naturalisés fascinante.

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Depuis 1828, les conservateurs qui se sont succédé n’ont eu de cesse d’enrichir la collection du muséum. Elle est ainsi devenue, aujourd’hui, l’une des principales du pays, riche d’espèces rares et disparues. Lors de sa dernière rénovation, le musée a été doté de panneaux explicatifs modernes, didactiques et colorés.

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L’architecture néo-classique intérieure, sobre et élégante, propre aux musées du 19e siècle, a été soigneusement préservée et plonge le visiteur dans l’ambiance des cabinets d’histoire naturelle de cette époque.

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Le muséum de Tournai participe aux programmes de protection et de reproduction de la faune menacée, au travers de programmes coordonnés de reproduction ainsi que la sensibilisation des citoyens à la conservation de la nature.

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Vous pourrez découvrir le premier éléphant arrivé en Belgique en 1839, devenu « Trésor reconnu par la Fédération Wallonie-Bruxelles ». 

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La salle carrée abrite des dioramas où sont reconstitués quatre milieux typiques du Tournaisis ainsi que des milieux naturels menacés de la planète.

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Le musée propose une exposition temporaire chaque année. Lorsque je m’y suis rendue, elle était consacrée aux « arachnides » (araignées, scorpions, acariens…). Sachant que beaucoup de gens n’apprécient pas ces bestioles, je ne vous propose pas de photos, mais l’exposition était très intéressante et ludique.

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La visite se poursuit avec la collection des roches et minéraux.

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On passe finalement par le vivarium où poissons, mygales, amphibiens et reptiles vivants évoluent dans des habitats reconstitués à l’atmosphère bien chauffée.
Vous pouvez y voir des caïmans à lunettes, des grenouilles venimeuses d’Amazonie, de rares tortues d’Egypte ou encore des boas de la Jamaïque aujourd’hui menacés de disparition.

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Depuis 2019, le musée d’Histoire naturelle de Tournai a ouvert un jardin d’agrément scientifique qui allie la dimension pédagogique à celle de la détente. Il accueille entre autres une très belle serre aux papillons qui abrite plusieurs espèces exotiques.
Le jardin et la serre à papillons sont ouverts d’avril à octobre aux mêmes horaires que le musée.

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Du 31 mars au 30 septembre 2025, le musée est fermé afin de continuer sa rénovation.

Le Musée des Beaux-Arts de Tournai

Le Musée des Beaux-Arts, situé à deux minutes à pied du musée d’histoire naturelle, est unique en Wallonie : c’est le seul bâtiment dessiné par le maître de l’Art nouveau, Victor Horta.

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Inauguré en 1928, son plan original en forme de tortue mêle élégamment Art nouveau et modernisme Art déco. C’est même l’un des premiers musées « modernes » du monde.

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Les salles tournent autour d’un grand hall baigné de lumière naturelle sous des coupoles de verre. Astuce de Horta : depuis le hall, un gardien peut surveiller toutes les salles – une idée née après le célèbre vol de la Joconde en 1911 !

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Les collections du musée présentent un panorama de peintures, de dessins et de sculptures allant des primitifs flamands aux artistes modernes.

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Le musée abrite les très riches collections d’œuvres d’art moderne léguées par le mécène bruxellois Henri Van Cutsem en 1904. Avec des œuvres d’artistes de grande renommée comme Ensor, Fantin-Latour, Manet, Monet, Seurat, Van Gogh, Toulouse-Lautrec ou Van der Weyden, sa collection est reconnue comme l’une des plus importantes de Belgique.
Ses deux célèbres tableaux de Manet (« Argenteuil » et « Chez le Père Lathuille ») sont les seuls Manet exposés en Belgique.

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Vous pouvez également admirer les peintures et sculptures des primitifs flamands Roger de le Pasture, Bruegel, Robert Campin ou Bruhegel, des œuvres des 17e et 18e siècles de Rubens, Watteau ou Sauvage, et des artistes tournaisiens modernes tels que Louis Gallait, Louis Pion, Roméo Dumoulin.

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Découvrez la visite virtuelle du Musée des Beaux-Arts de Tournai.

Les fours à chaux de Tournai

Il existe en bordure de l’Escaut une friche industrielle monumentale, une vaste construction de pierres envahie par la végétation, acquise par une fondation désirant la transformer en lieu d’art et de mémoire.

façade des fours à chaux de Tournai

Lorsque l’on parvient devant les anciens fours à chaux du Rivage Saint André, on a l’impression de se tenir devant un monumental château de pierre blanche. Ils ne ressemblent pas du tout à l’idée que l’on se fait d’un ancien bâtiment industriel…

l'Escaut borde les fours à chaux de Tournai

Situés à 5km du centre-ville de Tournai, en bordure de l’Escaut, ces vestiges sont aujourd’hui envahis par la végétation, offrant au site un style de « ruine romantique ».

vue vers le haut depuis l'intérieur de l'un des fours à chaux de Tournai
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Dans la partie « arrière » des fours à chaux, des artistes ont été invités à s’exprimer et à exposer en s’inspirant des lieux, des ouvriers qui y ont travaillé et de la nature qui reprend ses droits.

le haut de l'un des fours dans le jardin du couvenir

En savoir plus sur les Fours à chaux de Tournai.

INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse :
136 rue de Calonne 7521 Tournai
Les fours à chaux du Rivage St André sont implantés entre l’Escaut et la rue de Calonne, il faut pénétrer dans les bois.
Horaires : les fours sont ouverts durant les Journées du Patrimoine belge et lors de visites guidées ou d’événements organisés par la fondation.
Renseignements : famawiwi.com

Le Jardin de la reine et son bolwerk

Situé au nord de Tournai, en bord de l’Escaut, le parc de la reine cache un lieu secret, un morceau de remparts vieux de 500 ans. En vous y promenant, vous croiserez des arbres remarquables, des palmipèdes et des promeneurs aussi charmés qu’apaisés.

parc de la Reine Tournai

Les fortifications de Tournai ont été détruites à partir de 1865 pour agrandir et réurbaniser la ville. Il ne reste que quelques tours et « le pont des trous » (érigé à la fin du 13e siècle). Les ouvriers ont remblayé les fossés et les douves, sur lesquels la ville a aménagé des espaces verts : le parc Marvis, le parc de l’hôtel de ville, le parc de la Reine…

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Le « square » de la Reine a été créé en 1872 sur l’emplacement qu’occupaient des remparts, des fossés et bastions qui défendaient l’ancienne porte des « Sept Fontaines ».

les arbres remarquables du parc de la reine

On aperçoit un pan de pierres blanches en partie recouvert de lierre, ce qui reste d’un « bolwerk », un boulevard d’artillerie. On y installait des canons pour tirer sur l’ennemi, particulièrement les bateaux qui passaient sur l’Escaut.

l'ancien bolwerk du parc de la reine

En savoir plus sur le Jardin de la Reine.

INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse :
Parc du Jardin de la Reine, rue François-Joseph Peterinck 7500 Tournai
Horaires : tous les jours, 24h/24

La citadelle de Tournai

Enclavée dans le puissant comté de Flandres, Tournai a été convoitée au cours des siècles par les souverains européens de France, d’Angleterre, d’Espagne, d’Autriche ou de Hollande. La ville a dû se protéger par des enceintes et des gens d’armes, devenant ainsi ville fortifiée.
La citadelle de Tournai a été construite à partir de 1667 à la demande de Louis XIV, après la prise de la ville par la France qui avait envahit une partie des Pays-Bas espagnols.

L’association des amis de la citadelle de Tournai organise régulièrement des événements pour transmettre sa passion du patrimoine militaire tournaisien et notamment des visites guidées de la citadelle, parfois en costume.

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En 1667, Louis XIV a décidé de fortifier Tournai : il a fait raser églises, couvents et 300 maisons pour ériger une citadelle sur le point le plus haut de la ville. Inspirée des plans de Vauban, elle a pris la forme d’un pentagone avec cinq bastions et une grande esplanade (aujourd’hui le Palais de Justice).

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Photo provenant du site des Amis de la Citadelle de Tournai
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Les travaux, dirigés par Guillaume Deshouillères puis Jean de Mesgrigny (futur gouverneur de cette citadelle), ont duré près de 7 ans. Tournai est devenu une pièce maîtresse du « Pré carré », la grande ligne défensive du nord de la France voulue par Louis XIV et Vauban.
Mais l’histoire est mouvementée : la citadelle est tombée en 1709, a été reprise en 1745, puis a finalement été démantelée sous l’Empire autrichien.

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Il ne reste de la citadelle que quelques vestiges entre la rue Vauban et le boulevard du Roi Albert.

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Après la chute de Napoléon en 1814, les Hollandais ont reconstruit une nouvelle citadelle (1816-1822) sur les ruines de la citadelle française pour se protéger… de la France !

Avec l’indépendance de la Belgique en 1830, la citadelle a perdu tout intérêt. À partir 1859, devenue trop coûteuse, elle a été progressivement démantelée et rasée. Le génie militaire y a même testé la dynamite, un nouvel explosif provenant de Suède, pour en accélérer la destruction !
Les bâtiments centraux sont devenus la caserne d’infanterie qui, plus tard, a donné naissance au quartier Général Baron Ruquoy.

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L’association des Amis de la Citadelle vous fait entrer par la grande porte dans la Citadelle, avant de vous guider dans ses entrailles.

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Couvrez-vous et munissez-vous de bonnes chaussures, car l’accès n’est pas évident.

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Lors de la visite à laquelle j’ai participé, un monsieur en costume nous a expliqué la défense de la citadelle et l’utilisation par les soldats du mousquet (avec démonstration impressionnante !).

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La citadelle est constituée d’un labyrinthe de tunnels que l’on ne peut (heureusement) parcourir que sur quelques dizaines de mètres.

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Des chauves-souris, qui apprécient l’humidité et l’obscurité, ont évidemment trouvé refuge dans les crevasses de la citadelle. L’association a installé des panneaux explicatifs le long des tunnels, qui vous expliquent les particularités et l’utilité de ces petits animaux discrets.

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Pour mieux vous rendre compte de ce que fut la citadelle de Tournai, vous pouvez aller au Musée des Beaux-Arts de Lille admirer le plan-relief de la ville créé en 1701. Le musée de Folklore et des Imaginaires de Tournai possède aussi une remarquable copie de ce plan-relief.

L’association ASBL (Amis de la Citadelle de Tournai) offre des visites gratuites du site et des souterrains de l’ancienne citadelle de Tournai d’avril à octobre sur réservation via l’office du tourisme de Tournai pour des groupes de 10 à 40 personnes. L’été, une visite gratuite est organisée les 2e et 4e dimanches du mois, de juin à septembre.

Pourquoi j’aime Tournai ? Parce qu’elle est riche sans être prétentieuse, belle sans être bondée, historique sans être figée. Tournai est une ville où l’on prend le temps, où l’on marche sans but, où l’on s’attarde sur les détails. Les berges aménagées sont parfaites pour une promenade à pied ou à vélo.
Une destination coup de cœur, à redécouvrir à chaque saison !

Dans un second article, je vous parlerai du pont des trous, des autres musées de Tournai, d’un autre cimetière, de son séminaire, des berges de l’Escaut…
J’espère déjà que cet article vous aura donné des idées sur les choses à faire, quoi voir et quoi visiter à Tournai pour une journée ou un week-end.

Si vous aimez les musées, vous trouverez évidement votre bonheur à Bruxelles. Le musée de sciences naturelles de Tournai est passionnant, mais celui de Bruxelles est génial !
Et si vous êtes à Tournai, faites quelques kilomètres de plus pour visiter la sympathique Brasserie Dubuisson et son Beerstorium.

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