À deux pas de Lille, Marcq‑en‑Barœul offre un visage à la fois urbain et verdoyant, idéal pour une escapade simple et agréable dans la métropole lilloise. Traversée par la Marque et bordée de belles promenades le long des voies d’eau, la ville combine quartiers résidentiels élégants, adresses gourmandes, espaces nature et patrimoine original. Que vous veniez pour flâner, faire un tour à vélo ou découvrir un autre rythme que celui du centre de Lille, Marcq‑en‑Barœul réserve de jolies surprises à portée de bus et de tram.
Si vous ne vivez pas dans la Métropole Lilloise, vous n’avez sans doute jamais entendu parler de Marcq-en-Baroeul. Et pourtant… vous avez peut-être un jour mangé un bout de Marcq-en-Baroeul. Car l’ingénieur Hector Franchomme a fait construire une usine chocolatière à Marcq-en-Barœul, future fabrique du… Carambar ! 😉
Dans cet article, je vous propose un aperçu (non complet) de ce que vous pouvez découvrir à Marcq-en-Baroeul. Un second article sera publié à l’avenir.
L’hôtel de ville de Marcq-en-Baroeul
Dans les années 1920-1930, Marcq-en-Barœul est en pleine crise de croissance. En moins d’un siècle, la commune passe de 4 000 habitants (essentiellement des maraîchers qui livrent leurs légumes à dos d’âne) à plus de 21 000 (des ouvriers). Face à cet afflux de main-d’œuvre, le maire de l’époque, Albert Bailly, voit les choses en grand.

En 1936, il lance la construction d’un nouvel hôtel de ville majestueux au beau milieu d’un champ. Inaugurée en juin 1937, la mairie s’installe sur une toute nouvelle avenue reliant le quartier « Bourg » au célèbre « Croisé Laroche ».

Pour bâtir ce palais municipal, on fait appel à un duo d’architectes : René Gobillon et Gaston Trannoy (ce dernier est bien connu à Lille pour avoir imaginé le mythique restaurant L’Huîtrière).

Même si le krach boursier de 1929 force la municipalité à abandonner l’idée d’un grand beffroi, le résultat reste grandiose :
- L’intérieur : Un hall somptueux en marbre et mosaïques mène à un escalier d’honneur. À mi-hauteur, un vitrail diffuse une jolie lumière en arborant le blason de la ville : la croix d’azur héritée des anciens seigneurs locaux.




Au premier étage, les portraits des anciens maires de la ville. Totalement à gauche sur la photo, Albert Bailly.


Si les murs de la mairie pouvaient parler, ils auraient des histoires à revendre ! À ses débuts, le sous-sol abritait le commissariat de police avec de vrais « locaux disciplinaires » à barreaux, les bureaux des pompiers, leur pompe à incendie et même un abri anti-aérien. Plus tragique, le bâtiment a aussi été le théâtre du retranchement de résistants locaux lors de la Libération le 1er septembre 1944.

Et aujourd’hui ? L’hôtel de ville a su vivre avec son temps. Il a poussé les murs dans les années 80 avec de nouvelles extensions pour l’état civil, puis s’est offert un ravalement de façade complet et une mise aux normes d’accessibilité en 2020.
Le Musée des Télécommunications et de la Radio
J’ai pu visiter ce passionnant musée lors des Journées du Patrimoine, mais il est ouvert le reste de l’année. Il m’a fait prendre « un coup de vieux », car j’ai connu beaucoup des éléments exposés 😉 Et moi qui suis passionnée par le style élégant des premières radios, j’ai été ravie de découvrir la collection du musée de Marcq.
Ce musée existe depuis de nombreuses années. Tout commence en 1965 grâce à une bande de passionnés : l’Amicale des Télécommunications de la région de Lille. Leur idée ? Récupérer le matériel technique fraîchement désaffecté pour éviter qu’il ne finisse à la poubelle. Petit à petit, la collection s’agrandit avec des archives, des photos et des schémas.

Après avoir déménagé plusieurs fois, le musée a posé ses valises en avril 2018 sur la place de la Victoire à Marcq-en-Barœul, au sein de l’école Niki de Saint Phalle. Entièrement animé par une équipe de bénévoles passionnés, c’est le seul musée au nord de Paris à retracer avec autant de nostalgie et de précision l’incroyable aventure des télécommunications.

De Chappe au smartphone : Deux siècles de connexions dans les collections
Le musée propose un véritable voyage dans le temps à travers deux siècles de technologies qui ont révolutionné notre façon de communiquer. Les collections se divisent en deux grands chapitres :
1. La transmission de l’écrit
- Le Télégraphe de Chappe : Saviez-vous qu’en 1793, la France avait le premier réseau de télécoms au monde ? Grâce à de grandes structures en bois articulées sur les hauteurs, on transmettait des messages dans tout le pays en quelques minutes, bien avant l’arrivée du code Morse.
- L’ancêtre du Fax : Contrairement aux idées reçues, le fax n’est pas né dans les années 1980 ! Les premières expériences de dessin à distance datent de 1855 avec le « pantélégraphe » de Caselli.
- La nostalgie du Minitel : Le musée expose fièrement les ancêtres de notre internet moderne : les réseaux Transpac, Télétel et le mythique boîtier marron du Minitel lancé en 1982.


2. La transmission du son et de la radio
- La guerre des brevets du téléphone : Si l’Écossais Graham Bell a raflé le brevet officiel en 1876, le musée rappelle que le principe avait été décrit dès 1854 par un Douaisien, Charles Bourseul, et initié par l’Italien Meucci.
- Les Demoiselles du téléphone : Vous découvrirez les anciens standards manuels où de patientes opératrices interconnectaient les abonnés en branchant de gros câbles en cuivre.
- La folie de la TSF et des ondes : De la démonstration des ondes par Hertz en 1887 aux premiers postes de radio hertzienne du XXe siècle, le parcours met à l’honneur les génies comme Marconi et Branly. C’est d’ailleurs dans la région du Nord qu’a eu lieu la toute première émission transmanche « longue distance ».




Le « standard téléphonique » était un commutateur téléphonique qui permettait à l’opératrice de mettre en liaison deux lignes téléphoniques grâce à des cordons se terminant par un connecteur.

Le Marty (du nom de son inventeur) a été le premier appareil téléphonique imposé par l’administration française, en 1910. Il était en bois et pourvu d’une manivelle permettant d’appeler l’opératrice. Il a été en service durant des décennies. J’en possède un, hérité de mon grand-père…


Le musée propose des affiches informatives et des QR codes à scanner, pour une visite en toute autonomie.


Un lieu idéal pour mesurer le chemin parcouru entre le télégraphe optique et les milliards de données qui transitent aujourd’hui par la fibre optique !



Les adorables bénévoles qui vous accueillent sont passionnés par les télécommunications, ils peuvent vous en parler longuement et sont souvent intarissables sur le sujet !
INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse : place de la Victoire 59700 Marcq-en-Baroeul
Horaires : jeudi après-midi de 15h à 17h, dimanche après-midi de 15h à 17h, et sur rendez-vous (03 20 72 30 28).
Tarifs : 5 € – 3,5 € groupe (10 personnes minimum), 2 € avec le PASS PROSCITEC.
Parcs et chemin de halage
La ville de Marcq-en-Baroeul est parsemée de parcs, de squares et de jardins, petits ou grands.

Elle a même des « enclos », petits espaces suffisant pour s’asseoir à l’ombre ou faire jouer les enfants.


L’un des parcs les plus sympathiques de la ville est le parc « Monplaisir ». Il porte un joli nom, propose des espaces boisés et ombragés, des jeux pour les enfants et des tables de pique-nique.

Je m’y suis rendu durant les différentes canicules du printemps-été 2026 : si les arbres avaient bien résisté, l’herbe était totalement brûlée 🙁






Le « petit plus » de ce parc ? Il mène directement au chemin de halage qui longe la Marque (et donc le « canal de Roubaix »).
À l’origine, cette rivière n’était pas navigable, du fait de ses méandres, mais servait aux nombreuses cultures maraîchères de Marcq-en-Barœul. Elle a été élargie et aménagée entre 1826 et 1831 pour devenir une voie de transport de marchandises par les péniches.

Des ingénieurs ont construit huit ponts pour l’enjamber : le premier se nomme le pont « Montplaisir ». Reconstruit en 2005, il assure la liaison entre les rives de Marcq-en-Barœul et Marquette-lez-Lille.


La réhabilitation de la Marque, finalisée en 2011, a permis de donner aux riverains un espace naturel aux charmes bucoliques.



Vous pouvez accéder à ce chemin de halage en de nombreux endroits de la ville. Ici, c’est l’écluse, dans le quartier du Bourg, ouverte lors de la canalisation de la Marque en 1827.


Les alentours de l’écluse ont été plantés d’arbres, proposent des appareils de fitness et une borne pour la réparation de vélo, ainsi qu’un espace de pique-nique.

Tout au long du chemin de halage, des panneaux vous indiquent votre situation, en vous repérant avec les différents ponts.


« Marcq Plaisance », situé quai Hoffman, en face du chemin de halage, offre des moments de loisirs et de détente : balade en bateau électrique, barques, pédalos, kayaks, canoës au fil de l’eau sur la Marque. La base est ouverte les week-ends, de début juillet jusqu’au 3e dimanche de septembre.

Le pont du Risban est le pont principal du bourg de Marcq. Il existait déjà en 1610, permettant le passage des chariots et des troupeaux. Il a été reconstruit avec la canalisation pour faciliter le passage des péniches, puis détruit durant la guerre. Il a été remplacé par une passerelle uniquement à destination des piétons et vélos.

La véloroute du canal de Roubaix continue jusqu’à la Belgique et cinq autres ponts l’enjambent. (La totalité du parcours de la Marque urbaine et du canal de Roubaix fait 28 km, traverse onze communes, dont deux en Belgique).


Le cimetière du Bourg
Initialement situé autour de l’église Saint-Vincent de Marcq, le cimetière du Bourg a trouvé sa place actuelle en 1864. Il abrite quelque 6 000 tombes et columbariums, et plusieurs monuments aux morts.
Un imposant et étrange monument aux morts se dresse au milieu du cimetière. Un obélisque a d’abord été érigé à la mémoire des victimes de la Guerre de Crimée (1853-1856). Un arc de triomphe a été dressé par-dessus pour les morts de 1914-1918. Les symboles y sont nombreux : casque de soldat, Croix de guerre, drapeaux, couronnes de laurier… Les noms des 344 soldats décédés sont gravés sur les côtés du monument.


La jolie chapelle de la famille Dillies rend hommage à ces deux fils morts à la guerre. À l’intérieur, on aperçoit les photos d’Alphonse (soldat mort juste avant son 22e anniversaire en 1915) et Louis (sergent mort à 23 ans et 6 mois en 1917). Un petit vitrail représente un soldat mourant, béni par le Christ.

Dans le carré militaire, les tombes mentionnent le lieu de décès des soldats. Parfois en Allemagne, en France, à Alger et même en mer. Ont également été enterrées des victimes civiles.

Les frères Gaston et Paul Vereecke sont décédés durant la Grande Guerre et enterrés dans la même tombe. Le sous-lieutenant Gaston est disparu à Craonne en avril 1917 à l’âge de 24 ans et le soldat Paul à Guny en août 1918, à l’âge de 21 ans.
Le soldat Henri Plateel est mort de ses blessures en juillet 1918, dans la Marne, à 36 ans.

Deux autres frères, Alfred et Florimond Sagniez sont enterrés ensemble. Alfred est mort noyé accidentellement dans la Meuse en juin 1917 à 21 ans, alors que Florimond est mort dans le camps de prisonniers de Griesheim en Allemagne (à l’ouest de Francfort), en juillet 1915, à 26 ans.
Georges Boullard est un civil décédé en 1942 à Marcq-en-Baroeul.


– Julien Debrée a été choisi comme otage en janvier 1942 par les Allemands. Le camp-forteresse de Huy, en Belgique, était utilisé par le régime de Vichy pour interner des otages communistes. Les Allemands venaient y chercher des hommes à fusiller ou déporter. C’est ce qui est arrivé à Julien le 31 mars 1942.
– André Keirle est décédé à l’âge de 21 ans en 1943 à Weddendorf, dans le nord de l’Allemagne. Il est précisé « Requis SOT », le premier nom qui a été donné au célèbre STO, Service du Travail Obligatoire. André est sans doute décédé de mauvais traitements ou de maladie.

Georges Basin, Maréchal des Logis dans un bataillon d’ouvriers d’artillerie (1er BOA), est décédé lors de l’Opération Dynamo à Dunkerque en 1940, sous les bombardements.
En 1942, Gustave Pierre, prisonnier de guerre, est décédé de maladie à Orsoy, dans l’ouest de l’Allemagne, à l’âge de 36 ans.

Marcel Florin, du 4e régiment de spahis tunisiens, est mort en novembre 1914 à El Heri (au Maroc) à l’âge de 23 ans. Ses parents ont fait graver un casque sur la tombe familiale.

Le cimetière du Bourg accueille quelques jolies sculptures de « pleureuses » au style plus ou moins classique.

Celle-ci devait être proposée par le même sculpteur…


Sous les branches d’un if imposant, près de l’entrée de la rue Gabriel Péri, se trouve la tombe d’un « grognard », un soldat de Napoléon 1er. Le sergent Louis Despinoy (1787-1871) a notamment été distingué à Austerlitz (il a reçu la Légion d’honneur) et a suivi Napoléon jusqu’à Sainte-Hélène.
Son descendant a été « margoulier » de sa paroisse (chargé des bonnes œuvres) à Marcq-en-Baroeul.

Sur la droite : René Liétaert, gymnaste, pompier, prisonnier de guerre puis résistant FFI, est mort durant la libération de Marcq-en-Baroeul le 3 septembre 1944 à l’âge de 39 ans.

Paul Lisfranc et Adolphe Torgue font partie des 68 résistants fusillés au fort de Bondues le 27 décembre 1943. Paul était né à Lisbonne, au Portugal, et Adolphe à Calais. Membres du réseau « Voix du Nord », Paul (35 ans) et Adolphe (29 ans) ont été exécutés après jugement par un tribunal militaire. Des chaines brisées sont symboliquement sculptées sur leurs tombes.

J’ai été surprise de retrouver dans ce cimetière des tombes qui se ressemblaient, notamment parce qu’elles présentent un vitrail (représentant soit le défunt, soit un personnage religieux). Ces tombes ont dû être réalisées par le même duo marbrier / vitrailliste.










INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse : 150, rue de Menin ou 110, rue Gabriel Péri 59700 Marcq-en-Barœul
Horaires : Du 1er mars au 31 octobre : de 8h à 19h. Du 1er novembre au 28 février : de 8h à 17h.
L’église Saint-Louis de Marcq-en-Barœul et ses vitraux
L’église Saint-Louis a été entièrement financée par Louis Delos, un riche propriétaire qui avait été détenu en tant qu’otage en Lituanie durant la Première Guerre mondiale. Il s’était juré que, s’il s’en sortait vivant, il bâtirait à son retour une église sur les terrains qu’il possédait à Marcq-en-Barœul. Ce qui fut fait entre 1924 et 1925.

L’église a été dessinée par le Lillois Maurice Cockenpot (1879-1949), architecte des communes et des établissements publics du département du Nord.
Le style est à la fois original et harmonieux, rappelant un peu le « rouge barre » typique de la région.

L’église est dédiée à Saint-Louis, alias Louis IX, roi guerrier qui fit plusieurs croisades, représenté dans tout l’édifice au travers de vitraux, de tableaux et de sculptures.

Les très beaux vitraux consacrés à la vie de saint Louis ont été réalisés par le Parisien Charles-Henri Champigneule, de la grande maison de verriers lorrains (qui a aussi réalisé les vitraux de l’église de Bouvines).

En savoir plus sur l’église Saint-Louis et ses beaux vitraux.
INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse : 80-100, rue Pasteur 59700 Marcq-en-Baroeul
Horaires : visite les vendredis de 16h à 19h, messe le samedi à 18h30.
L’église Saint-Louis du Plouich est malheureusement peu ouverte, mais si vous ne pouvez pas vous y rendre un vendredi soir, attendez les Journées du Patrimoine en septembre : pour l’occasion, l’église est ouverte tout le week-end, avec des visites guidées.
Une balade architecturale et art déco
Sur le site municipal de Marcq-en-Baroeul, vous pouvez trouver plusieurs « circuits découverte » de la ville, dont un consacré à l’art déco, style architectural particulièrement représenté dans les bâtiments locaux. L’art déco à Marcq-en-Baroeul est un peu particulier, assez éclectique, et la majorité des bâtiments datent des années 1930.

Je n’ai pas entièrement suivi le circuit proposé, j’ai juste fait « un petit tour » entre le quartier « Bourg » et le « Croisé Laroche », mais le nombre d’habitations de style Art déco – ou influencée par l’art déco – est déjà impressionnant.
La maison Duprez, construite en 1933 par l’architecte Paul Duprez, se situe à l’angle de la rue Delcenserie (surnommée « rue des prouts » !), fait partie d’un groupe de quatre. Celle-ci accroche le regard par sa forme complexe. La façade principale, celle de l’entrée, se détache telle une tour. Le décor se compose de frises en mosaïque représentant des feuilles de chênes-houx, nom affiché de cette maison.

La maison voisine attire l’œil par la couleur éclatante de ses briques et sa verticalité.

Quelques rues plus loin, la rue de l’abbé Lemire présente beaucoup de maisons bien typées, toutes plus intéressantes les unes que les autres.

Certaines font un clin d’œil au style flamand, avec un fronton et une clé d’ancrage.

Mais cette maison est carrément de style « flamand », avec son fronton en escalier et ses voutes d’ogive, alors qu’elle date de 1932. Vu qu’une vierge trône en son sommet, c’était peut-être un bâtiment dépendant du presbytère ?


Un bon moyen de repérer une maison bâtie dans les années 1920, et encore plus dans les années 1930, est la présence d’un garage, et donc d’un escalier menant à la porte d’entrée.


Cette maison est carrément « moderne », avec ses grandes lignes géométriques et ses larges fenêtres.

Sa voisine est plus « art déco », avec son fronton arrondi en brique orangée, son bow-window surmonté d’un balcon avec une rampe en fer forgé à spirale (motif chéri de l’Art Déco) et son discret bas-relief végétal.



Nous parvenons au croisement de la rue de l’Abbé Lemire et l’avenue Poincaré, où le style Art déco est là aussi bien visible.

Dans les années 1920 et 1930, les architectes (et leurs clients) se permettaient toutes les audaces. Cette maison… ne doit pas être facile à meubler !


Cet immeuble de 1931 aux grandes lignes verticales est signé de l’architecte lillois Gustave Lecoq, qui a créé plusieurs édifices à Marcq, Lille et La Madeleine.


Bouclons la boucle avec une autre maison attribuée à Paul Duprez. Au croisement de l’avenue Poincarré et de la rue Delcenserie, cette maison originale de 1933 a choisi d’aligner son rez-de-chaussée sur la rue nouvellement tracée et ses étages sur l’ancien alignement (sans doute pour coller aux autres édifices).

Bien sûr, il faut aussi parcourir les « grands boulevards » et leurs impressionnants édifices… Mais ce sera pour un second article 😉
Le parc du Septentrion
Sur les communes de Bondues et Marcq-en-Barœul, le parc du Septentrion s’étend sur près de 60 hectares. C’est un endroit féérique où vous traversez un joli village des métiers d’Art pour parvenir dans un grand parc arboré où se cache le château du Vert-Bois… Et la Belle aux Bois dormants ? Non, des œuvres d’art en plein air, une belle bouffée de nature, des arbres rares et des couleurs incroyables.

Le parc de 60 hectares est planté d’essences rares : Noisetiers de Byzance, Érables de Norvège, Nyssa Sylvatica, Liquidambars, Tulipiers de Virginie, Sophora du japon, Hêtres pourpres, Ginkgo Biloba, Pauwlonia… mais aussi de platanes, pommiers, tilleuls, magnolias, peupliers d’Italie, rosiers et de magnifiques cerisiers du Japon (sakura).



Que vous soyez ou non passionné de botanique, le parc vous enchantera. Dès le printemps, les végétaux rivalisent de formes et de couleurs, offrant un arc-en-ciel de teintes et de nuances. Et même en hiver, le spectacle est magnifique lorsque le parc est recouvert par la neige.


En savoir plus sur le parc du Septentrion.
Au final, Marcq‑en‑Barœul est une destination idéale pour découvrir une autre facette de la métropole lilloise : plus calme, plus verte, mais toujours dynamique. Entre balades le long de la Marque, jolies adresses, richesse patrimoniale, la ville se prête parfaitement à une escapade d’une journée ou d’un week‑end. Si vous aimez les sorties qui mêlent nature et art de vivre, Marcq‑en‑Barœul a tout pour vous donner envie de revenir.
À VOIR À PROXIMITÉ :
Puisque vous êtes dans le coin, vous pouvez visiter le poignant Musée de la Résistance de Bondues, passer la journée à Wambrechies ou découvrir la ville de Croix.
Cet article vous a donné envie de découvrir lMarcq-en-Baroeul ? Enregistrez-le pour plus tard, partagez-le avec un·e ami·e prêt·e à partir à l’aventure… et surtout, n’hésitez pas à me faire part de vos découvertes personnelles !
