Week-ends

Une journée « Grande Guerre » à Fromelles

fromelles

Le village de Fromelles, située dans les Weppes, est célèbre en Australie pour sa terrible bataille. Fromelles est à présent un endroit paisible, mais les soldats de l’époque y vécurent « les pires 24 heures de l’histoire de la nation australienne ».
Une journée à Fromelles (à 15km au sud-ouest de Lille) est une journée de souvenir, de récits émouvants et d’histoires tragiques, plantés dans la Grande Guerre.

article modifié le 1er février 2026

La bataille de Fromelles

En juillet 1916, des troupes – trop inexpérimentées pour participer à la bataille de la Somme – doivent créer une diversion à Fromelles afin que l’adversaire allemand s’y concentre plutôt que d’envoyer des renforts dans la Somme. Mais deux divisions (61e britannique et 5e australienne) s’entraînent sous les yeux de l’ennemi, au point que les Allemands comprennent rapidement qu’elles vont bientôt attaquer. Confirmant leurs soupçons, un bombardement d’artillerie de plusieurs jours les pilonne. Le 19 juillet, la diversion fonctionne bien dans un premier temps, mais le général Hawking ordonne une charge sur les positions ennemies.
C’est un carnage.
En moins de 48 heures, la 5e division australienne perd 5 500 soldats, tués ou blessés, la quasi-totalité de son contingent. La division britannique, quant à elle, subit la perte de 1547 soldats. Les Allemands, en position défensive, perdent 1600 morts et blessés.

Soldats australiens dans les tranchées de Fromelles

Le guide de la Bataille de Fromelles est disponible dans le hall du Musée de la bataille, ou en cliquant ici. Je vous recommande de vous le procurer, car il est particulièrement utile pour visiter le village (8,5km / 2h30).
Vous pouvez également télécharger la fiche de la randonnée pédestre, plus bucolique (8,5km / 3h).

L’Office du tourisme des Weppes propose des randonnées commentées à la découverte des sites incontournables de la Bataille de Fromelles ou un survol des champs de bataille en ULM.

Du 1er avril au 9 novembre, vous pouvez également réserver une visite guidée de 3 heures et demie qui commence et retourne à l’Office du Tourisme de Lille, les mercredis après-midi de 13h à 16h30. Visite avec guide conférencier et chauffeur, à bord d’un monospace de 6 places.

L’église de Fromelles

L’ancienne église de Fromelles fut détruite durant la Grande Guerre : elle offrait un très (trop) beau point d’observation pour les Allemands sur la plaine de la Lys, des Monts de Flandre jusqu’au Bassin minier du Pas-de-Calais. La nouvelle église, de style néo-roman, fut construite à partir de 1924 et inaugurée en avril 1927.

photo sentierdunord.free.fr

Originalité de cette église : le clocher en polygone à huit faces.
Elle a pour patron Saint-Jean-Baptiste et les cinq vitraux du chœur représentent les différentes phases de la vie du saint.
Au-dessus du portail de la sacristie, la rosace figure quant à elle l’ancienne église gothique détruite en 1916.
(L’église est souvent fermée et il est possible que vous ne puissiez pas visiter l’intérieur).

photo sentierdunord.free.fr
Sur le côté de l’église, le monument aux morts.

Le blockhaus de l’Abbiette

À partir de 1915, l’armée allemande construisit le long du front des bunkers de béton armé. Plusieurs dizaines d’entre eux sont toujours visibles dans les Weppes, parmi lesquels le bunker de l’Abbiette, à Fromelles.

Le caporal Adolf Hitler, estafette au 16e Régiment d’Infanterie de Réserve bavarois, s’y est rendu quotidiennement du 10 mars 1915 au 25 septembre 1916 pour y acheminer les ordres du commandement basé à Wavrin.

Le blockhaus était situé sur une position stratégique, à 1000 mètres de la ligne de front. Édifice de commandement, il n’est percé d’aucune fenêtre du côté du front.

Comment s’y rendre : D22 puis rue de la Biette, en direction de la déchetterie, il est situé dans un champ.

Juste à côté du bunker se trouve un petit parc naturel avec un joli lac, qui permet de faire une pause ou un pique-nique.

Le calvaire Kennedy

Le capitaine britannique Paul Kennedy fut gravement blessé par un tireur isolé le 9 mai 1915 lors de la bataille de la Crête d’Aubers. Ordonnant à ses hommes de continuer à avancer sans lui, il ne fut jamais retrouvé une fois les combats terminés.

Le capitaine Paul Kennedy

Sa mère, Lady Wilbraham, qui avait perdu 3 de ses 4 fils pendant la Grande Guerre, fit ériger une croix à l’endroit de sa disparition.

Le texte dit : « A la mémoire de mon fils adoré Paul Adrian Kennedy, commandant du 2e bataillon de la Rifle Brigade. Et de ses amis Talbott Fitzroy Eden Stanhope, Henry Ralph Hardinge et Edward Henry Leigh, ainsi qu’à tous ceux qui sont tombé durant l’attaque de la crête d’Aubers le 9 mai 1915« .
Le lieutenant Talbott Stanhope avait 18 ans, le sous-lieutenant Henry Hardinge 19 ans, le lieutenant Edward Leigh, 26 ans. Leurs corps n’ont pas non plus été retrouvés et ils sont commémorés sur le mémorial de Ploegsteert, en Belgique.

Comment s’y rendre : aux alentours du 60 rue Delval à Fromelles. Le calvaire est situé au bord d’un champ.

V.C. Corner Australian cemetery and memorial

Au cours des combats, plusieurs soldats australiens se virent attribuer une Victoria Cross, la plus haute distinction militaire britannique, pour leur grand courage. C’est ce que rappelle le nom de ce cimetière : V.C. Corner, « le coin des Victoria Cross ».

Après l’Armistice, il fut impossible d’identifier les corps de 410 des soldats étendus sur le champ de bataille. Ils furent enterrés dans deux fosses communes qui sont à présent deux rectangles herbeux bordés de roses et plantés d’une croix blanche.

Au V.C. Corner, vous ne trouverez aucune pierre tombale. Le mur du mémorial, en face de l’entrée, porte les noms de 1299 soldats australiens disparus durant la bataille. Certains d’entre eux ont été identifiés à la suite de la découverte de fosses communes en 2009 et ont maintenant une pierre tombale au cimetière de Pheasant Wood (voir plus bas).

Le V.C. Corner est le seul cimetière de la Grande Guerre exclusivement australien en France.

Comment s’y rendre : rue Delval – 59249 FROMELLES

The memorial Park

Le parc du mémorial australien a été érigé en 1998 pour commémorer les soldats australiens qui se sont battus et sont morts pendant la bataille de Fromelles.
Au centre se trouve la statue du sergent Simon Frazer qui porte sur ses épaules l’un de ses camarades – en argot australien : un « Cobber ». Frazer avait promis de venir le chercher si, lors de l’attaque, son ami était blessé. Rassemblant des hommes, il forma un groupe de volontaires qui sauvèrent finalement 250 soldats. En mai 1917, il fut tué lors de la deuxième bataille de Bullecourt. Son nom est gravé sur le mur du mémorial de Villers-Bretonneux, dans la Somme.

Le sergent Simon Frazer

Le Memorial Park est l’un des points de la randonnée « La Bataille de Fromelles » qui part du village.

Comment s’y rendre : Rue Delval – 59249 FROMELLES

Pheasant Wood cemetery

Lorsque l’attaque cessa, le no man’s land était recouvert de 8000 soldats morts ou mourants, qui criaient au secours. Le commandant britannique refusa la trêve proposée par les Allemands et interdit aux soldats de sortir des tranchées pour récupérer leurs camarades au crépuscule. L’ennemi enterra donc, outre ses propres pertes, environ 300 soldats alliés. Pour ce faire, les Allemands creusèrent 5 fosses communes à la lisière du « Bois des Faisans ».

Près d’un siècle plus tard, suite aux recherches indépendantes d’historiens français et australiens, il fut décidé d’exhumer ces soldats pour les enterrer dans un nouveau cimetière militaire appelé Pheasant Wood, « Bois des Faisans ». Une mission de récupération fut lancée en mai 2009 par des experts de l’Université d’Oxford. Tous les éléments permettant de reconnaître les corps furent soigneusement identifiés et, pour chaque individu, un échantillon d’ADN fut prélevé.
Grâce à ces éléments et à une recherche minutieuse, 250 soldats britanniques et australiens furent identifiés. Chacun des 250 corps fut enterré avec les honneurs, rendus conjointement par les forces britanniques et australiennes au cimetière de Pheasant Wood. Chacun d’entre eux a maintenant une pierre où est gravé son nom.

Ce cimetière militaire a été inauguré le 19 juillet 2010.

Le cimetière est situé juste à côté du musée (recouvert de bois), et avec une vue sur l’église.

Grace au site fromelles.info et à celui de l’Australian War Memorial, on peut trouver des informations sur chacun des soldats enterrés dans le cimetière.

Le capitaine Kenneth Mortimer, originaire de l’état de Victoria n’avait que 20 ans, et un visage bien juvénile, lorsqu’il est décédé à Fromelles. Kenneth était un membre enthousiaste du club photographique de Duntroon et prenait des photos de ses camarades officiers. Il avait été promu capitaine en Égypte avant de servir sur le front en France.

Le soldat Alexander « Alick » Clingan était un sportif prometteur en cricket et en football. À 21 ans, il jouait au rugby en deuxième division et réalisa le meilleur score individuel en cricket junior en 1915 à Moore Park, à Sydney. Il travaillait également comme ouvrier métallurgiste pour les chemins de fer de Nouvelle-Galles du Sud.
En août 1915, Alexander s’est engagé dans l’armée. Il a embarqué pour l’Egypte, puis la France. Il a été porté disparu au combat le 19 juillet 1916, moins d’un an après son engagement.

Le sergent David Anderson est né en Nouvelle-Galles du Sud. Son père est décédé alors qu’il était encore enfant. Sa mère s’est installée à Sydney où David a poursuivi ses études et a effectué un apprentissage pour devenir bijoutier-fabricant. Il était un passionné de football, jouait du piano et était fiancé.

Le soldat Harold Bourke était un ouvrier de 21 ans lorsqu’il s’est engagé dans l’armée australienne en août 1915. Il est arrivé en France en juin 1916, puis a immédiatement été engagé dans la bataille de Fromelles, durant laquelle il a été tué le 19 juillet. Il avait seulement 22 ans.

Né à Goulburn, en Nouvelle-Galles du Sud, en 1899, Colin Meyers était le fils unique de Reginald et Emily Meyers. Il travaillait comme palefrenier lorsqu’il s’est enrôlé sous le nom de Cecil Morgan en octobre 1915. Il a donné un faux nom car il n’avait pas l’âge requis pour s’engager. Colin a été mortellement blessé au combat à Fromelles, il n’avait pas encore 17 ans.

Le capitaine Thomas Sheridan était un soldat professionnel original de l’état de Victoria. Il s’est porté volontaire très peu de temps après la déclaration de guerre. On lui a d’abord demandé de former les nouvelles recrues au service, et c’est pourquoi il n’a embarqué que 15 mois plus tard, le 10 novembre 1915, pour débarquer en Egypte en décembre 1915. Thomas Sheridan a été promu capitaine le 1er juin 1916. Il a ensuite embarqué pour la France. Le 23 juin 1916, il a pris un train vers le nord. Il est décédé peu de temps après son arrivée, le 19 juillet. Il laissait derrière lui son épouse Teresa.

Le soldat William Connolly est né en Nouvelle-Galles du Sud, en 1899. Mineur de profession, il s’est engagé en août 1915. William a été tué lors de la bataille de Fromelles le 19 juillet 1916. L’âge de 19 ans est gravé sur sa tombe mais sa mère a écrit plus tard qu’il avait menti sur son âge et n’avait que 17 ans.

Le soldat William Tucker travaillait comme quincaillier à Rose Park, en Australie-Méridionale. Il a embarqué à Adélaïde en 18 novembre 1915 à destination de Suez. Son bataillon a été transféré sur le front occidental, en France, en juin 1916. William Tucker a été porté disparu au combat le 20 juillet 1916 lors de la bataille de Fromelles.
Son frère James est morts de ses blessures sur la crête de Broodseinde, en Belgique, le 16 octobre 1917. Son frère aîné, le lieutenant Francis Tucker, a survécu à la guerre bien que grièvement blessé.

Berrol Mendelsohn était un lieutenant du 55e bataillon d’infanterie, à la tête d’une section de mitrailleuses. Il avait été envoyé à Gallipoli en juillet 1915, où il était resté jusqu’à l’évacuation. Il a ensuite été transféré vers champs de bataille de France, où son premier engagement lui a été fatal. 
À Sydney, il était un nageur réputé, champion du Bondi Club, et participait fréquemment aux compétitions des anciens élèves.

Deux frères sont enterrés côte à côté dans le cimetière de Fromelles, Eric et Samuel Wilson.
En l’espace de quelques jours, les trois plus jeunes fils de la famille Wilson étaient tous portés disparus : le plus jeune (James) blessé, l’aîné (Samuel) tué et le troisième (Eric) porté disparu. Tous trois servaient au sein du 53e bataillon lors de la bataille de Fromelles.
En 1915, Samuel travaillait comme laitier, tandis qu’Eric et James vivaient toujours chez leurs parents et travaillaient comme ouvriers agricoles.
Samuel a repoussé un détachement allemand, permettant ainsi à plusieurs hommes de s’échapper. Il a ensuite été tué par une bombe. Eric a été mortellement blessé.
James a été blessé au cou pendant la bataille, mais a finalement été retrouvé. Il a survécu à la guerre.

Comment s’y rendre : Rue de la Basse Ville 59249 Fromelles

Musée de la Bataille de Fromelles

Juste à côté du Pheasant Wood cemetery a été construit le musée de la Bataille de Fromelles. « Découvrez la bataille, les recherches archéologiques et l’histoire des soldats tombés à travers l’exposition permanente. Découvrez une histoire qui continue d’être écrite ».

Le musée présente la collection des membres de l’association « Fromelles et Weppes, terre de mémoire 14-18 » ainsi que certains objets retrouvés lors des fouilles et prêtés par le Gouvernement australien. 

Le musée est petit, mais très bien pensé. Il se visite en moins d’une heure, le long d’un parcours offrant différentes thématiques. À l’aide d’un audioguide, il décrit le travail de l’équipe d’archéologues pour identifier les soldats exhumés des fosses communes du Bois des Faisans. Puis, il explique ce qu’ont subi les soldats australiens et britanniques durant la bataille.

Enfin, les photos des soldats identifiés, rassemblés à la fin du parcours, sont particulièrement émouvantes.

D’autres très jolies photos du musée, sur le site des architectes qui l’ont créé et expliquent leur réflexion.

Devant le musée, un panneau d’information multilingue explique les fouilles qui ont eu lieu, l’identification des soldats et la création du musée.

Fromelles et son musée est le point du départ de la balade à vélo en points-noeuds « Les Weppes ».

Vous pouvez laisser votre vélo à côté du musée ou faire un pique-nique.

INFORMATIONS PRATIQUES

Comment s’y rendre : Rue de la Basse Ville 59249 Fromelles

Horaires : tous les jours de 9h30 à 17h30, exceptés le mardi. Fermé le 1er janvier, dimanche et lundi de Pâques, le 1er mai, le 1er week-end de septembre (jours des commémorations), le 25 décembre, entre Noël et Nouvel an, ainsi que trois semaines entre fin janvier et début février.

Tarifs : 6,50€. Tarif réduit : 4,00€. Les audioguides sont inclus dans le prix de la visite, disponibles en quatre langues (français, anglais, allemand, néerlandais).

Le site internet du musée : www.musee-bataille-fromelles.fr

The Trou Aid Post cemetery

Juste à côté de Fromelles, à Fleurbaix, se situe un cimetière aussi paisible que charmant. En arrivant, vous admirez un large bouquet de saules pleureurs dans un coin reculé, à une centaine de mètres de l’Australian Memorial Park. En vous approchant, vous passez un porche massif qui mène à un petit pont. Entouré de douves et d’arbres, cet endroit est sans aucun doute l’un des plus beaux cimetières du Commonwealth du nord de la France.

Comme l’indique son nom, ce cimetière était attenant à un poste de secours, situé au lieu-dit « Le Trou » situé sur la commune de Fleurbaix, au niveau de la seconde ligne de tranchées britanniques. 

Il est le lieu de repos de 356 soldats tués lors de violents combats à Le Maisnil (octobre 1914), à la bataille d’Aubers Ridge (9 et 10 mai 1915), à la bataille de Loos (25 septembre – 14 octobre 1915) et à la bataille de Fromelles (19 et 20 juillet 1916). Plus de 200 sépultures n’ont pas encore été identifiées, mais des stèles commémorent cinq victimes dont on pense savoir qu’elles sont enterrées là. Il y a aussi deux tombes de guerre françaises.
Détail important, la grande majorité des soldats enterrés sur ce site sont très jeunes : 18 à 25 ans.

Parmi les soldats enterrés ici figure le Capitaine Alan Knyveton Hargreaves, décédé à 33 ans en mai 1915. Il était le fils ainé d’Alice Lidell Hargreaves qui, lorsqu’elle était enfant, inspira à Lewis Caroll le personnage « d’Alice aux Pays des Merveilles ».

Le soldat George Stanley, a servi dans le Canadian Infantry (Central Ontario Regiment). Il s’était enrôlé le 20 septembre 1914 à Valcartier, Québec et il est décédé à 39 ans. Il avait une compagne, Agness, et un fils Irvin, âgé de 18 ans, qui s’était enrôlé avec lui et a servi dans le même régiment.

Le capitaine John Ure, des Argyll and Sutherland Highlanders, était un militaire de carrière. Engagé en 1906, il avait combattu dans la guerre des Boers. Vice-président d’un club de cricket et président du mouvement scout de son quartier de Londres, il était marié et avait un fils.

Dans ce cimetière est aussi enterré le Brigadier Général Arthur Lowry Cole. Originaire du régiment de Fusilliers royaux gallois, il commandait le 25e brigade d’infanterie. Il est décédé le 9 mai 1915, mortellement blessé durant la bataille de la crête d’Aubers alors qu’il était posté sur un parapet pour observer les mouvements des troupes. Il avait 54 ans.
Il avait servi lors des campagnes de Birmanie, d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Sud. Il avait été Commandant du nord du Nigéria, de 1899 à 1901.

Le cimetièe accueille deux tombes de soldats français. L’un n’a pas été identifié.
L’autre est Jean Valentin Ellias, soldat au 32e régiment de Dragons, mort le 23 octobre 1914 près de Fleurbaix. Il avait 23 ans.

L’architecte de ce cimetière est Sir Herbert Baker, qui a également conçu le cimetière et le mémorial de Tyne Cot, en Belgique.

Comment s’y rendre : Rue Pétillon – 62840 FLEURBAIX
Le Trou est un hameau de Fleurbaix, au sud du village, sur le bord de la route, le long de la D175, nommé Rue Pétillon.

Rue Pétillon Cemetery

Également à Fleurbaix, vous trouverez le rue Pétillon cemetery.

Les soldats britanniques ont commencé à enterrer leurs camarades tombés au combat dans la rue Pétillon en décembre 1914 et le cimetière a été utilisé par les unités combattantes jusqu’à ce qu’il tombe aux mains des Allemands lors de l’offensive du printemps 1918. Le cimetière a été agrandi dans les années qui ont suivi l’Armistice, lorsqu’y ont été enterrés des soldats décédés sur les différents champs de bataille autour de Fleurbaix.
Toute une série d’unités du Commonwealth a servi dans ce secteur pendant la guerre et le cimetière accueille les tombes de soldats britanniques, irlandais, canadiens, néo-zélandais et indiens, ainsi que 260 Australiens. Aujourd’hui, plus de 1 500 morts de la Première Guerre mondiale y sont enterrés, dont quelques Allemands.

Une trentaine de pierres tombales sont collées les unes aux autres : des soldats australiens qui sont tous morts dans la même tranchée lors d’un raid allemand, 4 jours avant le début de la bataille de Fromelles.

Comment s’y rendre : Rue Pétillon, 62840 Fleurbaix.
Le cimetière est accessible en prenant le D175 depuis Fleurbaix vers Fauquissart, puis la D171 vers Pétillon. Il est situé du côté sud de la route depuis Pétillon.

À voir aussi

Le Pays des Weppes a subi de terribles combats durant la Grande Guerre. Plusieurs cimetières militaires et mémoriaux témoignent des batailles meurtrières qui se sont déroulées sur cette partie du front occidental.

En dehors de Fromelles, vous pourrez visiter 7 cimetières allemands et constater que leur architecture est très différente, beaucoup plus champêtre. Il a fallu attendre les années 1970 ou 1980 pour que les croix de bois provisoires soient remplacées par des croix en métal ou en pierre avec les noms et dates de décès gravés.

Cimetière militaire allemand d’Haubourdin

Le cimetière allemand est situé à côté du cimetière civil, au fond à gauche, par rapport à la porte d’entrée principale. Deux plaques mentionnent le nombre de 627 et 1000 soldats allemands enterrés là, dans des fosses communes.

Cimetière militaire allemand de Salomé

Le cimetière allemand de Salomé contient 3548 corps de soldats allemands, 2 corps de soldats austro-hongrois et 2 corps de soldats portugais.
Il a d’abord servi à l’inhumation des soldats tués au combat ou ayant succombé à leurs blessures jusqu’en juillet 1918 puis, après la guerre, les autorités militaires françaises ont agrandi le cimetière en y transférant les morts enterrés dans d’autres cimetières de Salomé et d’autres localités de la région.
Le cimetière militaire allemand est situé derrière le cimetière civil de Salomé.

Cimetière militaire allemand d’Illies

Le cimetière allemand d’Illies contient 2886 corps de soldats allemands et 4 corps de soldats austro-hongrois.
La plupart des corps ont été enterrés entre octobre 1914 et début 1915.
Après la guerre, les autorités militaires françaises ont agrandi le cimetière en y transférant des morts enterrés dans 17 autres localités de la région.
275 morts ont été enterrés dans 5 fosses communes entourées de pierres taillées.

Cimetière militaire allemand de Wicres

Le cimetière allemand de Wicres (sur la RN41, route de La Bassée) contient 584 corps de soldats allemands, dont 30 inconnus.
La plus grande partie des soldats enterrés (environ 470) ont été tués dans les combats entre l’automne 1915 et début 1916.
Pendant la guerre déjà, le cimetière fut clôturé par un mur et on édifia au centre un imposant monument en forme de croix, entouré d’un cercle de stèles en grès rouge sur lesquelles figurent en écriture gothique les noms des soldats morts du régiment.

Cimetière militaire allemand de Wicres village

Ce cimetière contient 2824  tombes individuelles de soldats allemands, dont 128 inconnus. Plus de 900 victimes enterrées ici proviennent des combats de l’automne 1915, près de 1000 autres, de la grande attaque allemande en mai et de la contre-offensive alliée de septembre et octobre 1918.

Cimetière militaire allemand de Beaucamps-Ligny

Ce cimetière contient 2628 corps de soldats allemands : 2070 en tombes individuelles dont 108 anonymes et 558 en 12 fosses communes dont 6 dépouilles seulement sont identifiées.
Lors des terribles combats de Fromelles et Aubers en 1915 et 1916, les pertes étaient telles que de nombreux cadavres furent enterrés, sans identification, dans des fosses communes. Et au début des années 1920, les autorités françaises ont transféré dans ce cimetière une grande quantité de morts allemands provenant de localités voisines.

En 1972, une grande croix en acier a été placée au centre du cimetière.

Cimetière militaire allemand de Fournes-en-Weppes

Ce cimetière contient 1916 corps de soldats allemands et 5 corps de soldats français. 177 Allemands, tous inconnus, sont inhumés dans 3 fosses communes.
Le cimetière a été créé par les troupes allemandes en octobre 1914, jusqu’à l’arrivée des troupes alliées en septembre/octobre 1918.
En 1969, les croix de bois provisoires ont été remplacées par des croix en grès avec les noms et les dates de décès gravés.
Les fosses communes ont été identifiées par de grandes pierres placées sur le sol. Une grande croix a été installée au centre du cimetière. 

Si le tourisme de mémoire vous intéresse, vous pouvez passer la journée à Albert, au pays du coquelicot, visiter l’émouvant mémorial de Villers-Bretonneux et son formidable Centre John Monash, ou découvrir la nécropole de Notre-Dame de Lorette. Les Australiens sont aussi commémoré dans le musée de Bullecourt, entre Arras et Cambrai.

J’espère que cet article vous aura donné des idées sur les choses à faire, quoi voir et quoi visiter à Fromelles pour une journée ou un week-end.

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