La Maison de la Confiserie de Wattignies est un petit bonbon à lui seul… Durant 70 ans, Wattignies a baigné dans les effluves de menthe ou de caramel émanant de l’usine « La Pie qui Chante ». La fermeture de l’entreprise en 2003 a signé la fin d’une époque et la naissance, deux ans plus tard, de la Maison de la confiserie, un musée consacré à l’histoire du bonbon. Guimauves, sucettes, boules de gomme, caramels, vous allez retomber en enfance !
L’histoire de la maison et de la confiserie
Les bonbons qui ont bercé votre enfance, et que vos enfants ou petits-enfants dégustent peut-être encore, a commencé dans le Nord dès le milieu du 19e siècle. Si je vous dit « La pie qui chante » et ses Mi-cho-ko ? Le carambar ? Les oursons gélifiés ? Les chewing-gum Malabar ?

C’est en 1860 qu’Emile Cornillot a crée une confiserie artisanale à Lille, spécialisée dans les bonbons fourrés. En 1885, elle s’est agrandi, puis le fils d’Emile, Louis, a ouvert une usine et un second magasin.
Le petit fils, Georges Cornillot, a prit la succession à 19 ans en achetant en 1925 « La Pie qui Chante », une confiserie marseillaise produisant des caramels. En 1927, il a choisi de donner à toute sa production l’appellation « La Pie qui Chante ». La famille Cornillot a ensuite installé sa nouvelle usine moderne à Wattignies en 1933.

En 1955, l’entreprise a mis en place un réseau national de vente et, en 1960, elle a reçu le diplôme “Prestige de la France”.

L’entreprise a continué de grandir : en 1965, « La Pie qui Chante » et les confiseries régionales KBO, Mob’s, Fémina et Clausse ont rejoint le groupe Générale Alimentaire sous la marque « La Pie Qui Chante ». La société Delespaul-Havez, déjà dans le groupe, a fusionné avec elle en 1972. Après 113 ans de présence, la famille Cornillot s’est retiré.

De 1973 à 2003, les regroupements et les fusions se sont poursuivit. La Générale Alimentaire a été cédée au groupe Danone pour devenir « Vandamme – Pie qui Chante SA ». En 1997, l’entreprise a été vendue au groupe Cadbury. L’usine de Wattignies a fermé en décembre 2003, une partie de la production a été transférée à Marcq-en-Baroeul. La marque « La Pie Qui Chante » a depuis été revendue au groupe Mondelez International.

Deux ans après la fermeture de l’usine de Wattignies, d’anciens employés rejoints par des Wattignisiens ont créé “La Maison de la Confiserie” pour sauvegarder leur patrimoine de confiseur : ils y pourraient ainsi raconter une épopée industrielle de 70 ans et leurs souvenirs de manouvriers, et y transmettre leurs connaissances et leur savoir-faire.

Aujourd’hui, la Maison de la Confiserie est un lieu convivial où des animateurs bénévoles et passionnés vous présentent l’histoire et les techniques de la confiserie. A la fin de la visite, ils concoctent devant vous les bonbons que vous pouvez ensuite savourer.
La visite de la maison
La maison retrace l’histoire de la confiserie, les origine du sucre, les bonbons d’hier et d’aujourd’hui, les outils et les techniques…
La visite commence par un petit film retraçant l’histoire du sucre et des bonbons de l’Antiquité à nos jours. Le premier produit sucrant, utilisé notamment par les Grecs et les Romains, fut le miel. Mais de quelle partie du monde est originaire la canne à sucre ? Depuis quand cultive-t-on la betterave à sucre ?
Et depuis quand utilise-t-on des produits édulcorants (« sans sucre ») ?

Vous aurez l’occasion de gouter moult bonbons pour en deviner l’arome ou le secret de fabrication.


Le film se poursuit avec des vidéos tournées chez les fabricants de la région et l’interview d’un responsable d’entreprise sur l’évolution des techniques de fabrication. Depuis plus de 150 ans, la confiserie est un vrai patrimoine artisanal autant qu’industriel : les confiseurs de la Métropole Lilloise représentent plus de 50% de la production française de confiserie en sachets !


Les bénévoles vous expliqueront, par exemple, que le célèbre Carambar était fabriqué dans la chocolaterie Delespaul Havez depuis 1954 à Marcq-en-Barœul. Début 2022, l’usine Carambar a déménagé sa production à Bondues.

Vous êtes ensuite invité à découvrir l’exposition d’objets publicitaires qui étaient distribués par les fabricants (voitures en carton à découper, images à collectionner, figurines, pin’s, livres, casquettes, porte-clés…), de boîtes anciennes et de matériels de fabrication comme les moules à chocolat.



Lorsque j’étais enfant, le Laitta était pour moi synonyme de goûter, avec une belle part de baguette beurrée. Miam !

Je me souviens que mes grands-parents possédaient des boîtes métalliques contenant les célèbres Mi-cho-ko ou Pimousse… que nous vidions bien rapidement !
Les échantillons d’anciennes productions évoquent le glorieux passé de « La Pie qui Chante ».

L’exposition met aussi en valeur les noms parfois curieux de nos bonbons régionaux : les Cacoules du Cateau, les Briques de Marly, les Gayantines de Douai, les Babelutte de Lille…. Ces noms ont tous une signification : la Bêtise de Cambrai est dû à l’erreur d’un apprenti. Ce sont aussi, parfois, des hommages sucrés à des personnages célèbres : Le P’tit Quinquin, la Marcelline de Douai, Martin Martine…

Tous les objets exposés décrivent une technique. Les bénévoles prennent plaisir à vous partager des anecdotes ou à des histoires en rapport avec ces boites et ces outils.

Si les bonbons n’ont pas changé, les machines de fabrication ont évolué dans le temps. De la bassine en cuivre, on est passé à la machine informatisée.

Ensuite, les animateurs de la visite vous invitent à passer dans la pièce adjacente, le laboratoire, pour une démonstration de fabrication de bonbons, depuis la pesée des ingrédients jusqu’au façonnage après la cuisson.


Dans ce laboratoire moderne, les bénévoles de la Maison de la Confiserie fabriquent dans le bonne humeur des berlingots, des sucettes ou d’autres bonbons.


Ils vous expliquent la composition des bonbons, le rôle et le fonctionnement des différentes machines. Vous pourrez même participer un peu si, par exemple, ils fabriquent des berlingots. Et, évidemment, vous pourrez déguster ces bonbons. 😉



En face du laboratoire, une petite boutique vous propose – entre autre – des berlingots noirs et jaunes (cassis-citron) aux couleurs du blason de la ville, spécialité locale.
Pour information : encouragée par ses membres, et avec l’appui des professionnels confiseurs de la région, la Maison de la Confiserie a publié en 2008 le livre « La Confiserie dans le Nord » aux éditions de la Voix du Nord.
Plusieurs dates d’ouvertures sont prévues tout au long de l’année, notamment durant les journées du patrimoine, mais il est aussi possible d’ouvrir pour les groupes sur réservation.
N’hésitez pas à contactez la maison par email : maisondelaconfiserie@orange.fr ou par téléphone 03 20 96 03 46 (répondeur). Vous pouvez aussi suivre l’actualité de la maison et ses jours d’ouverture exceptionnelle sur la Page Facebook : La Maison de la confiserie.
La Maison de la confiserie de Wattignies fêtera ses 20 ans d’existence le 22 novembre 2025. Venez-y nombreux !
INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse : 24, rue Guynemer 59139 Wattignies
Horaires : Visite toute la semaine uniquement sur réservation, 8 personnes minimum, 17 max.
Tarifs : Adultes : 4€ / enfants de -12 ans : 2,50€ (uniquement espèces et chèques)
Puisque vous êtes dans le coin, vous pouvez descendre un peu plus au sud, jusque Seclin, pour visiter la très belle et très ancienne collégiale Saint-Piat, ou pour vous promener le long du canal. Et si vous aimez les musées qui sortent de l’ordinaire, je vous recommande le musée de l’Institut Pasteur de Lille.
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je vous remercie de bien vouloir me faire savoir où trouver les bonbons mojito ball
j’ai laissé message le 30 05 2025 resté à ce jour sans réponse.
Pourrais-je avoir la satisfaction d’une réponse de votre part ?
Merci
Bonjour Lucette,
Mon site internet est dédié aux visites possibles dans les Hauts-de-France et je ne mange pas de bonbons 😉 A mon avis, vous devriez pouvoir les trouver en supermarché.
Peut-être l’un des bénévoles de la Maison de la Confiserie passera-t-il sur le site, lira votre commentaire et pourra vous répondre ?
PS : les bonbons Mojito Ball sont vendus par la société Lutti, concurrent de Vandamme – Pie qui Chante SA / Mondelez. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il ne vous ont pas répondu si vous les avez contactés.
Bonne journée,
Emily