Envie d’un bol d’air aux portes de la métropole lilloise ? Direction le bois de la Noyelle, à Sainghin-en-Mélantois, un petit coin de nature préservée où les sentiers de terre croisent les sources et les saules têtards. Idéal pour une balade à pied, à vélo ou même à cheval, ce bois de 30 hectares mêle légendes médiévales, biodiversité discrète et sentiers champêtres. Un lieu parfait pour s’évader.
Sur la voie verte entre Hem et les marais de Fretin, le bois de la Noyelle est une halte idéale, à seulement 20 minutes de Lille.


Très apprécié des promeneurs, ce bois de 30 hectares est traversé par de nombreuses sources naturelles. L’eau y façonne le relief, nourrit les sols, et attire une grande variété de plantes et d’animaux.



Ici, la nature offre une pause fraîche et mystérieuse.



Les saules têtards, arbres typiques des zones humides, dominent le paysage. Leurs troncs tordus et leurs branches effilées bruissent au vent… et semblent chuchoter des histoires anciennes.


Vous croiserez quelques site d’observation d’où vous pourrez chercher des yeux (ou des jumelles) les oiseaux aquatiques.


La légende locale dit que la motte féodale entourée de douves (aujourd’hui disparue) aurait été construite sur les restes des chevaliers tombés lors de la célèbre bataille de Bouvines en 1214. Mythe ou vérité ? Le mystère reste entier…


Car vous êtes ici au pied de la plaine de Bouvines, connue pour ses terres fertiles et son rôle dans l’histoire de France.


Au début du 20e siècle, le docteur Oscar Lambret, célèbre chirurgien et fondateur du centre anti-cancer de Lille, possédait ce bois. Il aurait installé un pavillon de chasse sur le tumulus et peuplé le bois d’arbres rares, qu’il a voulu préserver jusqu’à sa mort en 1943.



Mais après lui, le nouveau propriétaire a tout rasé pour planter des peupliers, plus rentables (leur croissance est rapide).

Il y a environ 40 ans, le Département du Nord a racheté le bois de la Noyelle. Depuis, il a replanté des essences variées (frênes, peupliers, pins, chênes pédonculés…) et laissé le site naturel et sauvage.


Aujourd’hui, c’est un lieu de balade simple, à découvrir en chaussures de randonnée, au rythme des sentiers.

Dans ce bois, la nature a repris ses droits. Depuis l’arrêt de la chasse, on y croise des chevreuils, des renards, des écureuils roux, des belettes et des fouines, et même des chauves-souris. Cinq espèces de papillons et plusieurs tritons ont été observés près des petites mares cachées dans les sous-bois.

Des sources naturelles serpentent partout, formant de vrais petits coins de calme. Ces mares sont protégées par la végétation, ce qui les rend paisibles.



La drève centrale et les sentiers accueillent chevaux, cyclistes et promeneurs. Ils mènent jusqu’au bois de la Courte, à Bouvines, parfait pour une pause pique-nique.

On peut se connecter à la voie verte le long de la Marque qui mène vers l’aire de pique-nique de la Courte à Bouvines, ou le bois d’Infière à Gruson. Les plus courageux se rendront à vélo jusqu’à Hem (10,4 km) et s’arrêteront avant au musée de Plein Air ou au LaM, à Villeneuve-d’Ascq. Au sud, on rejoint les marais de Bonnance, à Péronne-Templeuve, et ceux de Fretin (5 km).


Merci de respecter la nature (pas de feu, pas de cueillette, pas de déchets).
Vous pouvez accéder au bois de la Noyelle par un chemin situé derrière l’église Saint-Nicolas de Sainghin-en-Mélantois. Il suffit de suivre les marques jaunes des chemins de randonnée. On peut se garer sur le parking de l’église Saint-Nicolas, rue du Maréchal-Leclerc.

Après votre balade dans le bois de la Noyelle, si vous revenez à votre voiture garée près de l’église, profitez-en pour visiter l’édifice : il est souvent ouvert.
L’église Saint-Nicolas
En voyant ses belles pierres blanches, on ne se douterait pas que l’église Saint-Nicolas de Sainghin-en-Mélantois a été victime d’un incendie en mai 1971, qui l’a complètement ravagée, détruisant ses oeuvres d’art. Elle a été restaurée et rendue au culte dès 1973, puis a bénéficié il y a peu d’un ravalement des murailles extérieures.

La tour a été édifiée de 1517 à 1527 et la nef durant ce même 16e siècle. L’église a été plusieurs fois restaurée et agrandie au cours des siècles avec des matériaux locaux (grès du Douaisis et pierres de Lezennes).

L’intérieur est très simple, mais quelques éléments méritent le détour.

J’ai immédiatement été attirée par les deux magnifiques vitraux des transepts, créés au début du 20e siècle.
Celui de droite représente la grotte de Lourdes et des malades espérant être guéris.
Celui de gauche assure que « La France restera le siège de Saint Pierre », figurant le pape, Saint Louis et Sainte-Thérèse. Il a été offert à l’église par Victor Brasseur et sa famille (un ingénieur et constructeur de machines à vapeur, né à Saingnhin).

L’église Saint-Nicolas possède un beau confessionnal du 18e siècle.

Dans la choeur a été installé le monument funéraire en pierre de Thomas Marguel, mort en 1442, et de son épouse Jeanne Wante. La Vierge y est représentée tenant l’Enfant Jésus sur ses genoux. A droite figurent Marguel et leurs quatre fils. A gauche, son épouse avec leurs cinq filles.

Toujours dans le choeur, on peut admirer la dalle funéraire d’Antoine Harnequeau, datant de 1661, en pierre grise. L’épitaphe indique qu’il a été prêtre dans cette église de 1639 à 1661.

La cuve du bénitier est datée de 1629.

Il existe plusieurs chemins de randonnée qui traversent le bois de la Noyelle. L’un d’eux est un parcours reliant l’église de Bouvines et celle de Sainghin en Mélantois à travers champs et bois. L’autre est une boucle dans la commune de Sainghin, passant aux portes de Gruson puis de Bouvines.
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Un petit détail : les fonts baptismaux sont en fait placés dans le choeur et ont été offerts en 1567 par la famille de la Douve, seigneurs de Sainghin. La photo ci-dessus montre le bénitier qui se trouve à l’entrée de l’église. Il a bien été offert en 1629.
Ah mais oui, tout à fait. Merci pour cette remarque, Didier : je corrige l’article.