Au cœur de l’Avesnois, Solre-le-Château est un village de caractère apprécié pour son patrimoine et son ambiance paisible. On y vient pour flâner autour de la Grand-Place, admirer l’hôtel de ville Renaissance et repérer l’incontournable église en pierre bleue au clocher penché, véritable signature locale. Entre histoire mouvementée et jolies balades dans la campagne, Solre-le-Château est une idée de sortie parfaite pour les amateurs de villages authentiques.
Vous aimez vous balader ? Vous allez trouver votre bonheur à Solre-le-Château ! 😉
Sur la façade de l’hôtel de ville, côté office du tourisme, se dressent pas moins de 7 panneaux indiquant des sentiers de randonnées de différentes longueurs, à pied, à vélo ou à cheval.

De mon côté, j’ai voulu tester l’appli Baladavesnois, téléchargeable gratuitement sur votre smartphone. Cette application propose plus de 20 parcours ludiques et pédagogiques pour explorer l’Avesnois, guidé par des personnages virtuels, avec jeux, quizz et anecdotes.
Voici la présentation de la balade « Au fil de la Solre à Solre-le-Château » :
Durée : 1h30 – Distance : 4,6 km.
En compagnie d’Alphonse, l’un des derniers garde-champêtre, partez à la découverte du passé industriel de la ville. Car Solre-le-Château, ce n’est pas uniquement son clocher penché. En arpentant ses ruelles, suivez la Solre et rencontrez le Riamé, les rivières qui ont façonné son histoire.
Au travers d’énigmes et de jeux, Solre-le-Château n’aura plus de secrets pour vous.
Alors, en route !
Gardez à l’esprit que ce n’est pas une application de randonnée, mais plutôt un moyen de découverte ludique. C’est très sympathique, on apprend en s’amusant, on découvre le village au travers de questions d’observations, de courtes vidéos, de photos d’époque, etc.
Mais il faut admettre que les indications ne sont pas toujours très claires. Je me suis perdue plus d’une fois et j’ai dû retourner sur mes pas. N’hésitez pas à télécharger le fichier PDF ou la « trace GPX » de randonnée pour mieux vous y retrouver.

La balade commence sur la Grand Place de Solre-le-Château.

Pendant des siècles, un château se dressait à l’emplacement de l’actuelle Grand-Place de Solre-le-Château… mais il n’en reste aujourd’hui aucune trace visible. La forteresse a connu une histoire mouvementée : prise et incendiée en 1473, elle a été reconstruite vers 1560 pour passer aux mains de la puissante famille de Croÿ. Le 17e siècle lui a été fatal : le château a été attaqué et pillé à plusieurs reprises. Dernier acte : en 1793, en pleine Révolution, le château a été démoli et a définitivement disparu du paysage.

A la place du château, se dresse à présent sur la Grand’ Place un joli kiosque à musique. De forme hexagonale, il a été construit vers 1895 : c’est l’un des plus anciens de l’Avesnois.

Si le château de Solre n’existe plus, un bel édifice du 19e siècle en briques rouges et jaunes planté au fond de la Grand’ Place, est surnommé « le château » par les locaux.


Une plaque y est posée en mémoire des 8 civils fusillés par les SS en fuite le 29 août 1944. Un soldat allemand avait été tué par la résistance et, pour le venger, les SS ont incendié des maisons, en ont pillé une cinquantaine, puis ont abattu des passants et des otages.

En face de l’hôtel de ville, le monument aux morts de la Grande Guerre représente, juché sur un piédestal en pierre bleue, un poilu casqué prêt à jeter une grenade. A ses pieds, un casque à pointe allemand.
Ce poilu a été sculpté par l’artiste stéphanois Émile Tournayre, qui a lui-même participé à la Grande Guerre.

Une belle fontaine en pierre bleue est plantée au beau milieu de la place. Nous en croiserons plusieurs au long de la balade.

L’hôtel de ville de Solre-le-Château
L’actuel hôtel de ville (autrefois les Halles) en briques attire tout de suite l’œil avec ses pierres bleues entourant les portes et fenêtres en plein cintre. L’édifice remonte au 16ᵉ siècle : une date, 1574, est d’ailleurs gravée sur la clé de voûte d’une ouverture côté Grand-Place. À cette époque, Solre appartenait à Marie de Lannoy, dernière descendante de Jean de Lannoy et de Jeanne de Ligne‑Barbençon. Le couple repose encore aujourd’hui dans deux cercueils de plomb sous le chœur de l’église voisine.

À l’origine de style Renaissance, le bâtiment a beaucoup évolué : il a notamment perdu son beffroi, et un second étage a été ajouté en 1865, ce qui a modifié sa silhouette. Autrefois, le rez-de-chaussée servait de halle marchande et même de halle aux draps. On y admire encore un superbe plafond en bois porté par des poutres sculptées, dont un intrigant visage de femme : il pourrait représenter Pomona, la déesse romaine des fruits et des jardins.

Sous les grandes arcades, on se rassemblait et on échangeait toutes sortes de produits. Certaines clés de voûte portent même des messages en lettres gothiques à destination des marchands. Elles rappellent l’importance de l’honnêteté et de la loyauté et dénoncent le vol ou la fraude.



Passez sous l’arche de l’ancienne Halle aux draps, actuel hôtel de ville, et découvrez l’église à votre gauche.
L’église Saint-Pierre Saint-Paul
Visible à des kilomètres à la ronde, le clocher à bulbe de l’église Saint-Pierre de Solre-le-Château attire l’attention des passants, étonnés de le découvrir… penché.

L’église en pierre bleue d’Avesnes, classée Monument Historique, a été édifiée aux 15e et 17e siècles, dans le style gothique. Son porche, au remarquable portail gothique tardif, est ouvert sur trois côtés.

Si cela vous dit, vous pouvez visiter l’église Saint-Pierre : elle est vaste et lumineuse.


De petits vitraux, typiques du 19e siècle, sont répartis dans la nef. Ils représentent des épisodes de la bible et des sains locaux.

Les vitraux latéraux, exceptionnels, ont été réalisés par des maitres verriers de l’école de Courtrai : ils ont été créées en 1532. Leur dessin, de style Renaissance et d’influence flamande, est remarquable.
Le vitrail du côté sud du transept représente deux scènes de la passion : Ecce Homo et le Jugement de Ponce Pilate.

Le vitrail au côté Sud du chœur représente le jugement dernier. Le christ apparaît, assis sur un arc en ciel. En bas à droite, des démons se saisissent des réprouvés. Sous le christ, l’archange Michel terrasse Lucifer.
Le blason de la famille Lannoy Molembaix (qui a possédé la seigneurie de Solre-le-Château de 1493 à 1580) figure au bas du vitrail.

Le chemin de croix aux couleurs marquées est l’oeuvre de Lucien Jonas, un peintre nordiste surnommé « le peintre des mineurs », connu pour ses œuvres représentant les houillères, les ouvriers et les soldats de la Grande Guerre.


Le retable de Sainte Ursule, créé en 1616 est en bois peint en faux marbres (vert, noir, rouge…) et accueille un tableau de la même époque.

Les deux autels (de la Vierge et de Saint Pierre) datent du 18e siècle.


De nombreux sièges et prie-dieu portent des plaques avec le nom de leur propriétaire, qui ont peut-être financés certains des vitraux du 19e siècle.

Dans le choeur, on remarque le blason des princes de Solre : la puissante famille de Croÿ.

Les stalles de l’église (des sièges en bois où s’installaient les clercs pour la prière), datées du 16e siècle, valent le détour. Provenant de l’ancien couvent des Sœurs grises, elles ont été sculptées de formes végétales et leurs « miséricordes » (petite console fixée à la partie inférieure du siège pliant) présentent de beaux bas-reliefs représentants des symboles bibliques.

De nombreux visages, tous différents, ont été sculptés sous les accoudoirs.

Le choeur est entièrement recouverts de panneaux de bois sculptés.



Le polyptyque de la Sainte-Vierge, peint au 17e siècle, représente des épisode de la vie de la Vierge : Saint Jean-Baptiste et la Vierge, Assomption, Annonciation et Visitation.

Les surprenant vitraux du choeur sont signés Félix Del Marle, un artiste du début du 20e siècle originaire de Pont-sur-Sambre (un village voisin). Il est connu pour son éclectisme artistique, passant du futurisme au surréalisme et à l’abstraction.

Les vitraux, réalisés en 1937, représentent différents épisodes de la Bible.
A droite, la vision de Saint-Jean, dépeint les évocations de l’apocalypse (l’agneau mystique, les quatre cavaliers de l’apocalypse, la femme impudique et l’explosion du monde).

Au centre, c’est la vision de Daniel, avec Dieu et Jésus ressuscité qui vainquent le mal.

A gauche, la vision d’Ezéchiel : les morts ressuscitent et retrouvent leur corps. Ils viennent s’exalter dans le paradis.

La jolie chaire à prêcher date du 18e siècle.

Le buffet d’orgues, classé monument historique, provient du couvent des Sœurs grises.

Ce buffet d’orgues date du 18e siècle. Il est sculpté de motifs végétaux et de statues, dont une du roi David jouant de la harpe. L’instrument en lui-même, a été créé en 1866 par les trois frères Delmotte en réutilisant l’étage supérieur de la façade sculptée du buffet ancien.

Enfin, levez les yeux dans la nef voûtée et lambrissé pour admirer les personnages de l’Ancien Testament sculptés à la base des poutres.

L’une des cloches date de 1611 : elle a été achetée grâce aux dons des archiducs Albert et Isabelle, gouverneurs des Pays-Bas méridionaux, dont faisait partie Solre-le-Château.
INFORMATIONS PRATIQUES
Adresse : 13, Grande Place 59740 Solre-le-Château
Horaires : tous les jours de 9h à 17h
Ressortez dos à l’hôtel de ville.

Vous êtes Place Verte, allez tout droit.
Auparavant se dressait sur la plage l’une des nombreuses filatures de Solre-le-Château, la filature de laine et tissage Jules Rouez-Grard. Les ateliers ont ouvert leurs portes en 1841 et ont fonctionné jusqu’en 1932. La plupart des bâtiments ont depuis été rasés.

Face au cinéma Rex, tournez à droite sur la rue de la Place verte…



… et, ensuite, tournez Rue de Clairfayts sur la droite.

Au carrefour, prenez à gauche, Rue du Grand Jardin.
Ce grand bâtiment, qui accueillait une filature de laine, a été repris au tout début du 20e siècle par la Société Industrielle de Ferblanterie (S.I.F). On y a fabriqué de nombreux articles en fer blanc, bidons à lait, sceaux, lampes à pétrole, articles de ménage, ustensiles de jardinage et de camping,
ainsi que de nombreux jouets. La SIF a fermé dans les années 1990.



Vers la campagne et la Solre…
Allez touououout au bout de cette rue du Grand Jardin.
Sur le chemin, vous croisez une répliques de la grotte de Lourdes. Elle a été édifiée au début du 20ème siècle à proximité de l’ancien couvent des Sœurs de la Sainte-Union.



… et empruntez le 1er sentier enherbé, à droite (au milieu des buissons, signalé par le panneau).




Franchissez le canal de Bourgogne, alimenté par la Solre.


Vous parvenez dans une petite clairière où vous pouvez aussi faire une pause sur un banc.


Remontez le chemin herbeux, puis dirigez vous sur la gauche pour « sortir » de la prairie.


Traversez le parking en longeant les différents bâtiments.

Continuez en face jusqu’à la Rue de Trélon. (sortez du parking)

Retour dans le village
Au stop, tournez à droite, Rue de Trélon, (et tout de suite), à nouveau à droite, Rue de Liessies (suivez le panneau « Centre-ville »).

Ce grand bâtiment a été la laiterie de Solre-le-Château, succursale de la « Laiterie coopérative de Sains-du-Nord ». Avant 1914, cette coopérative était la seule laiterie de la Thiérache à fabriquer du Maroilles.
A Solre, on fabriquait du beurre et du fromage blanc, mais aussi du lait en poudre. Elle a fermé après la Seconde guerre mondiale.

Après les deux virages formant un S, passez devant l’ancienne Chapelle Saint-Roch (je ne sais pas de quelle chapelle on parle, elle n’est pas visible), située en face du lavoir.


L’ancienne fabrique de meubles A.F. Dupont & Cie, spécialisée dans la fabrication de fauteuils transformables pour enfants, a employé 40 ouvriers pendant une décennie.


Poursuivez tout droit jusqu’à la Grand Place.

Descendez, sur la gauche, la Grand Rue…






… et effectuez un aller-retour le long de la Solre (au 23 Grand Rue, le long du parking, en face du Carrefour contact) pour découvrir une ancienne tannerie.





À Solre, l’industrie de la tannerie existait déjà au début du 18e siècle. En 1880, environ vingt tanneries sur les berges de la Solre et du Riamé employaient entre 100 et 150 ouvriers. Les bâtiments de tannerie étaient hauts, construits sur plusieurs niveaux pour sécher les peaux sur des perches horizontales.

Continuez de remonter la Grand Rue.


Tout au bout de la Grande Rue, observez l’ancien Couvent des Soeurs Grises, sur la gauche (la grande bâtisse tout au bout, avec sa pompe encastrée dans le mur).

Les Sœurs Grises appartenaient à l’Ordre de la Pénitence fondé par saint François d’Assise.
À Solre, Philippe de Lannoy et sa famille ont fondé un hôpital en 1514 et ont confié sa direction à six Sœurs Grises, puis les ont fait venir durablement pour gérer la maison hospitalière.

Leur mission : soigner les malades dans la ville et la seigneurie, et accueillir pauvres voyageurs et pèlerins. Les soeurs sont resté présentes jusqu’à la Révolution, avant d’être chassées en 1793.
Même la toponymie en a gardé la trace : la rue voisine, longtemps appelée rue des Sœurs, est devenue ensuite la Grand-rue.

A la découverte du moulin de Solre-le-Château
Tournez à droite, Rue de Glarge… (et remontez tououououout au bout de cette rue)



… et franchissez le Pont de la Foulerie et observez l’ancien moulin à droite.

Ici, la rivière Solre, grossie du ruisseau Riamé, faisait tourner le moulin de la Foulerie, qui appartenait à
la famille de Croÿ. L’eau était utilisée à la fois pour son énergie et pour humidifier les étoffes lors
du foulage (nettoyage) des étoffes de laine.

Puis reprenez votre route tout droit sur la rue de Glarge. (Ca grimpe un peu). Vous vous retrouvez au milieu des champs.


Arrivé en haut de cette petite côte, retournez-vous : vous aurez un superbe point de vue sur le clocher penché de Solre-le-Château.

Tournez à droite Chemin de Groez (le panneau indique Chemin de Solrinnes) et redescendez.

Passez devant un oratoire (perdu dans les feuilles, au milieu du chemin).
L’oratoire dédié à Sainte Marguerite et Sainte Rolende a été installé en 1896 par un certain Louis Mamy, en reconnaissance d’une heureuse naissance. Sainte Marguerite est la patronne des femmes enceintes. Sainte Rolende de Gerpinnes protège des maléfices.

Redescendez touououout le chemin pour retourner jusqu’au village.


… et vous parvenez à un petit rond point.
Vous pouvez faire un petit « aller/retour détour » en admirant la chapelle du calvaire (1852) sur la gauche et jetez un oeil au cimetière.

Le cimetière de Solre-le-Château
Le cimetière de Solre le Château possède quelques jolies chapelles familiales du 19e siècle.



Un monument aux morts aux soldats de la Guerre de 1870-1871 a été élevé en 1921 par des anciens combattants de la Grande Guerre.


Le cimetière accueille plusieurs tombes de soldats de la guerre 1914 – 1918.
Georges Sottiaux est ainsi décédé durant la bataille de la Somme à l’âge de 20 ans. Il avait pour but de devenir prêtre.

Sur la tombe d’Augustin Meunier, on peut voir une sculpture représentant un coussin sur lequel sont posés un casque et deux médailles (croix de guerre et médaille militaire). Augustin s’est retrouvé sur le front en Grèce et en Albanie. Il est décédé en Macédoine d’une maladie contractée au front.

Trois officiers du Commonwealth sont enterrés dans le cimetière de Solre :
– Le sous-lieutenant Edward Richardson était originaire de Londres et a d’abord été intégré au East Surrey Regiment, au sein duquel il a été décoré de la Médaille militaire. Il a demandé à rejoindre la Royal Air Force et a suivi l’entraînement durant lequel il s’est lié d’amitié avec John Holmes.
– Le lieutenant John Charles Holmes. Engagé dès l’âge de 18 ans, il a gravi les échelons de différents bataillons d’entraînement jusqu’à devenir officier et pilote dans la Royal Air Force. Sa mission principale était d’assurer la reconnaissance des positions de l’armée, mais son biplan a parfois été engagé dans des combats aériens.
Le 9 novembre 1918, il a décollé de l’aérodrome de Selvigny, au sud de Cambrai, pour une patrouille de contre-offensive avec le sous-lieutenant Edward Richardson comme observateur. Ils ont été abattus au-dessus d’un petit village près de Douai. Edward avait 23 ans et John 19 ans.
– Le lieutenant colonel Leslie Francis Mather faisait partie du corps des ingénieurs australiens. Blessé durant la bataille de la Somme, il a longtemps combattu à Gallipoli. Il a reçu le Distinguished Service Order (DSO), une décoration militaire britannique récompensant le commandement et le leadership exceptionnels au combat. Il s’est suicidé le 23 janvier 1919 à l’âge de 30 ans, quelques semaines après avoir épousé une française, Marcelle, à Nice.

Revenez au rond point, il y a un stop. Au stop, prenez à droite.

Traverser le pont qui enjambe le Riamé, puis descendez le petit escalier à côté du pont, sur la droite.



Promenade au bord de l’eau
Longez la rivière le Riamé, observez le point de confluence entre la Solre et le Riamé dans le virage.


Continuez votre chemin sur la gauche en longeant la rivière.

Arrivé à une ancienne pantouflerie, empruntez le chemin de gauche… (sentier des Bruilles)





Passez par la ruelle au souris pour regagner le village.

… et (passant sous une maison) allez tout droit jusqu’à la rue Léo Lagrange…

Les vieilles rues de Solre


… et prenez en face la rue de la Marlière.
(Sur l’appli Baladavesnois et les sites de randonnée, on parle de la Ruelle Bosquette… qui n’existe pas.)


Dans la façade d’une maison, un oratoire est dédié à Saint Eloi, qu’un grand nombre de corporations honoraient autrefois (orfèvres, forgerons, cloutiers, voituriers, bourreliers, maréchaux-ferrants, cultivateurs…).

Au bout, tournez à droite et prenez la 2e à gauche, (la sinueuse) Rue Margoton. Avancez jusqu’au bout de la rue.



Toutes les pompes à bras que vous pouvez voir disséminées dans le village étaient encore opérationnelles et utilisées par la population avant l’arrivée de l’eau courante vers 1960.

Arrivé Rue de Beaumont…
Voici les bâtiments de l’ancienne « brasserie Saint-Pierre« , édifiés en 1832. La Brasserie-Malterie a appartenu à plusieurs familles au fil des ans, et notamment Henriette Herbecq, qui a reprit seule l’exploitation à la mort de son époux et a dirigé l’affaire pendant plus de 25 ans.


… prenez à droite jusque la place Fermauwez.


Cette fontaine, érigée en 1832 sur la place Fermauwez, a symbolisé l’arrivée d’une eau abondante à la disposition des habitants, en particulier des femmes du quartier. La municipalité voulait participer au bien-être collectif et l’hygiène publique, thèmes naissants du 19ᵉ siècle.

Enfin, continuez à gauche sur la rue de Beaumont, vers la Grand Place, en passant sous le porche de l’église.



Vous pouvez en savoir plus sur le patrimoine industriel, religieux et naturel du village en visitant le site de Solre-le-Château.
Cet article vous a donné envie de découvrir le joli village de Solre-le-Château ? Enregistrez-le pour plus tard, partagez-le avec un·e ami·e prêt·e à partir à l’aventure… et surtout, n’hésitez pas à me faire part de vos découvertes personnelles !
Puisque vous êtes dans le coin, visitez le surprenant MusVerre de Sars-Poterie ou le musée des Bois Jolis à Felleries. Vous pouvez aussi vous promener dans le parc de l’ancienne abbaye de Liessies ou parcourir le parc du Val-Joly.
